Cette vanité* restitue une partie des billets ayant été publiés sur le site Les Moissonneuses, créé le 1er août 2006 par Jenny Suarez-Ames et deux copines (Kelp et La Rubia, semblerait-il), puis co-administré — si j'ai bien compris — à partir d'août 2007 par le colonel Alfredo Smith-Garcia, qui vaporisa l'ensemble le 23 janvier 2009.
Certains billets sont bien complets de leurs commentaires, mais la plupart, non : on a fait avec ce qu'on avait.
Comme je suis une truffe en informatique, la mise en page est parfois bousculée, différente de celle d'origine. Si certaines images manquent, c'est qu'elles ont disparu des serveurs qui les hébergeaient. Quant aux liens internes des messages, la plupart ne fonctionnent évidemment plus.
Mr Paic-Machine nous signale aimablement que l'on trouve d'autres archives des Moiss' .

* Les mots en italiques sont dus à l'intelligence de l'Anonyme historique d'autres blogues, fruits plus ou moins ancillaires des Moissonneuses.

vendredi 12 février 2010

Octobre 2007

mercredi, octobre 31, 2007

Sunburn

"La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil."
(René Char)

[pour ASG et la princesse névrosée]

Amy au Zénith, le JDD au goulag

Amy boit le sang d'Éric Mandel

Un certain Eric Mandel se permet dans un certain torchon dominical des remarques désobligeantes sur la prestation d'Amy Winhouse au Zénith qui nous réconcilieraient presque avec la scandaleuse désinvolture ainraukuptible (mais n'iraient pas jusqu'à nous faire acheter Taiqueniquarte dont La Bienheureuse fait la couve, quoique, ne dit jamais fontaine, etc.). "Amy va bouare de la bière gna gna gna"; "le public n'est pas enthousiaste gna gna gna"; "gna gna gna". Alors écoutez-nous bien sinon c'est kalach avec Mandel: le concert d'Amy était un MIRACLE. Amy se tortille en minirobe rose sur dix centimètres de talons, Amy ramasse son petit foulard vert, Amy se ressert un coup de rouge, Amy balance un ska madnessmotown. Amy ne fait pas un show arty-björkien bobo-bénabarien gourmetto-hallidesque nostalgico-delermien: Amy chante divinement.
Et de toute façon, Amy emmerde la bande de morts-vivants qui se croient à Pleyel et nous piaulent à l'oreille qu'on les empêche de voir paskon danse sur Rehab.
Ça tombe bien, on recrute au bordel pour marins de Stalineville-sur-mer.
En plus ça fera de la place pour Amy au New Morning.

[PC: je vous rappelle que je suis très malade et que j'écris avec mes bronches ce qui explique la possible dizortografy et les abérassion stilistik]

Le patronat à Stalineville-sur-mer...

... il devrait se faire couper les cheveux pour arrêter de ressembler à un hippie ou à un ravisseur afghan et se démerder pour qu'il y ait le chauffage au burlingue (v. post précédent), mais sinon, il est coule.

La bronchite à Stalineville-sur-mer: un exemple de propagande néolibérale

La jeune femme de la première photo fume trois paquets de cigarettes par jour, elle vit à Stalineville-sur-mer et, comme on peut le voir, ses bronches sont en parfait état. Au contraire de la radasse orange en dessous, qui a visiblement une très vilaine poitrine. Nous lui suggérons donc d'émigrer à Stalineville-sur-mer où la fanfare municipale jouera spécialement pour elle un standard de Renaud: "Crève salope".

[PC: souffrant actuellement d'une bronchite avec surinfection paske y a pas de chauffage au burlingue merci patron j'envisage d'aller passer mon arrêt maladie à Stalineville-sur-mer]

lundi, octobre 29, 2007

Pionnière de Stalineville-sur-mer

On se souvient du sympathique docktheurre èms, psychiatre, qui posa la première pierre de Stalineville-sur-mer. On s'en souvient, n'est-ce pas? N'EST-CE PAS?

dimanche, octobre 28, 2007

L'éducation des filles à Stalineville-sur-mer: les clés de l'égalité

des éducateurs sévères...
...mais justes.
et des manuels scolaires adaptés à toutes les situations pédagogiques.

L'égalité des sexes à Stalineville-sur-mer: une réussite incontestable

Des bains de mer pour une meilleure circulation sanguine

La chorale de Stalineville-sur-mer

Partie de chasse entre ami(e)s

Une petite sieste, ça fait du bien

Une éditrice épanouie de Stalineville-sur-mer

Partie de chasse entre ami(e)s, suite

Les négociations sociales à Stalineville sur mer: un modèle démocratique



Les représentants du patronat sont toujours traités sur un pied d'égalité comme le montre cette photo d'une délégation du medef venue discuter à Stalineville sur mer d'une réforme des régimes spéciaux.
L'épineuse question des franchises médicales a été aussi réglée dans le calme par les autorités socialistes et les travailleurs de Stalineville sur mer comme on peut le voir avec ces sympathiques infirmières qui ont expliqué à Denis Kessler (ici après la table ronde) pourquoi il fallait préserver la sécurité sociale.

Le transport à Stalineville-sur-mer: une question sociale urgente

L'accueil à Stalineville-sur-mer

La Maison de Stalineville-sur-mer, située dans le Ve arrondissement de Paris, vous réserve tous les jours, du lundi au dimanche, de 10h à 22h, un accueil agréable, dans une ambiance chaleureuse et stakhanoviste, avec des bières et des chips.

Encore l'amour à Stalineville sur mer

La poésie à Stalineville sur mer


I



Dans Arles, où sont les Aliscams,
Quand l'ombre est rouge, sous les roses,
Et clair le temps,

Prends garde à la douceur des choses,
Lorsque tu sens battre sans cause
Ton coeur trop lourd,

Et que se taisent les colombes:
Parle tout bas si c'est d'amour,
Au bord des tombes.


II


Toute allégresse a son défaut
Et se brise elle-même.
Si vous voulez que je vous aime,
Ne riez pas trop haut.

C'est à voix basse qu'on enchante
Sous la cendre d'hiver
Ce coeur, pareil au feu couvert,

Qui se consume et chante.



Paul-Jean Toulet(1867-1920)

L'art à Stalineville sur mer

L'amour à Stalineville sur mer

Chasse, pêche et écologie à Stalineville sur mer

L'amateur de chasse et pêche trouvera ci-dessous la liste des espèces dont l'éradication est souhaitée et même subventionnée par les autorités de Stalineville sur mer. On pourra louer son matériel chez Tupolev (articles de pêches, fusils d'assaut et benzos) , 15 quai Marcel Cachin ou aux Galeries Kalachnikov et fils, place Brigitte Lahaie-Djerzintski.






Stalineville sur mer, une autre façon de vivre le littoral









Entre Stella-Plage et Le Touquet, Stalineville sur mer vous attend. Des kilomètres de plages, couvertes de charavouales et de famapouales. De larges avenues, du vent iodé, de somptueuses villas permettent au prolétariat mais aussi à la nomenklatura de la MR de goûter quelques instants de repos dans sa lutte acharnée contre les kto dans la teuci, les fafounets rurbains, les auteurs de polars éthiques, les antichavistes, les kouyemolles.
Faites comme nous, installez-vous à Stalineville sur mer: moules frites, marxisme et night-clubbing seront au rendez-vous.
Amy, Scarlett, Léonid et le colonel Smith-Garcia aiment ainsi se détendre dans de bonnes parties de pêche au gros en haute-mer, sous l'oeil bienveillant du petit père des peuples.
Pour tous renseignements complémentaires: office du tourisme de Stalineville sur mer, 230, avenue Beria, Stalineville sur Mer
ou La Maison de Stalineville sur mer, rue Malus, Paris 05

samedi, octobre 27, 2007

Avant-première


Marignac en a parlé sur son blog, on en cause sur notre Myspace, on relaie ici avant de le faire là-bas — quand je vous disais que ça bouffait du temps, le ouèbe.
Bref, ceci est un livre culte, ceci est un roman punk, ceci est même l'unique roman punk français, et surtout, ceci est de la littérature.
Sang futur, de Kriss Vilà (Dernier terrain vague), introuvable et culte depuis un gros bail, sera disponible au printemps 2008. Guess where?

J’ai vu Sarah faire un geste, jaillir en direction de la porte, et sa lame à rasoir est passée à moins d’un centimètre de la gorge du bassiste.

Je me suis faufilé au bout du lit, main droite se faufilant, jouant les filles de l’ombre sous l’oreiller où gisait le .45.
Je me suis imaginé Tot’ tournoyant, tombant, la gorge ouverte, inondant les murs d’hémoglobine, sombrant dans La Plus Grande de Toutes les Vapes, avec autour de lui la piaule qui bascule et Sarah, lame entre les doigts, qui s’acharne…
Flash, mon visage a blanchi et de l’électricité a jailli dans mes veines. Le flingue braqué sur la nuque de Sarah, vieille ordure de castrat, le doigt crispé sur la détente, j’ai senti le désir de meurtre monter en moi, m’envahir tout entier.
Tottenkopf, tout pâle, mais indemne,s’est redressé, m’a aperçu…
—Te reste des clops, mec ?
Ça lui avait fait tout drôle, ce truc…
—Écoute un peu, Sarah a haleté, recommence jamais à entrer comme ça, d’accord ?

PC: Smith-Garcia, tu seras gentil de m'aider à faire la promo de ce chef-d'œuvre ponk, pigé?

Saturday night moyen fever

Bon, les aminches, on est ravis d'avoir douze blogues en même temps (vous aurez noté un net ralentissement du rythme naguère frénétique de celui-là), plus, désormais, une page Facebook et toujours le Myspace (marketing mon amour), mais ouèskontrouve le temps de bosser sur les livres, maintenant? Parce qu'on croirait pas, comme ça, mais c'est un métier, en fait. Sans compter le concert d'Amy Winehouse, les mondanités, la politique, l'élaboration conceptuelle sur canapé, l'alcool et le sexe (les uns n'excluant pas les autres, bien au contraire). Et en plus on nous réclame des scopitones... nan mais on rêve.
Sinon, le bistrot d'en face vient d'ouvrir et il sert de vrais martinis dry (pas le mal de crâne en bouteille pour pétasses d'afterwork).
C'était tout ce que j'avais à dire (from the burlingue, un samedi soir).

vendredi, octobre 26, 2007

Nouveau joli blogue


Les Moissonneuses sont fie/èr/es de vous annoncer la création du joli blogue des éditions Moisson rouge, qui, décidément, ne s'arrêtent jamais (writing from the burlingue).
Si sur ces terres arables, on continuera à ne pas "modérer", on le fera en revanche là-bas. Soyons pros, distinguons. On peut donc continuer à se lâcher allègrement ici, on y est même gentiment mais fermement encouragé, mais on est prié de ne pas parler la bouche pleine là-bas, si vous voyez ce qu'on veut dire.
On vous aime.

pc: comme souvent, l'image n'a absolument rien à voir mais il vous faut ce livre. En fait, comme souvent C'EST UN ORDRE.

jeudi, octobre 25, 2007

OPA prolétarienne

L'avant-garde du prolétariat prenant ses aises dans le burlingue du patronat (DR).

Les jalminces, c'est vous

Parce que nous, lundi soir, on sera au Zénith, Amy portera une robe rouge, Smith-Garcia et moi aussi.
Oui, on sait, gnagnagna.

mercredi, octobre 24, 2007

Poetry for JSA, Poetry from Moldavia


C'est la nuit
j'ai un peu dormi
mais il n'est que deux heures
Je pense en désorde à toi l'insomnie la moldavie
Je pense à l'Atlantide comme à un voyage en avion
à hélice
Plancher journaux en cyrilliques thé bouillant
et le compatissant ukrainien qui me donne un cachet
contre le mal de l'air le bruit des hélices le froid de la carlingue
et l'attente de toi sans doute informulée unformulable
sur la très improbable
ligne kiev-kichinev
Il y avait de ces lignes mon coeur en Atlantide
Et des terrains d'atterrissages aléatoires
aléatoires
Comme le marxisme-léninisme ou e brejnevisme
Mais auxquels il fallait croire un peu pour ne pas s'écraser.
L'idéologie est une insomnie
Celle-là valait le coup
elle était grande comme la sibérie ou grand comme les marins bielorusses dans leur cargo du port de rouen qui avaient préparé une collation
(lard pirojki cornichons chocolats vodkas)
On les avait croisés rue Jeanne d'Arc et tout contents de nous entendre parler russe
Ils nous avaient laissé monter sur le krasnoie medvied l'ours rouge
après le toast à nos parentsnos pays le communisme alla pougatcheva
j'ai un peu dormi dans une coursive
sur une couchette
de la guerre froide
oh juste deux heures
Et là ma vie est à nouveau une coursive de la guerre froide
où je te cherche en titubant
les larmes aux yeux
moldave oublié atlante à la gueule de bois

mardi, octobre 23, 2007

Moldavie, été 80








à TM

Il fait beau.
Il y a des portraits de Brejnev à l'entrée du quartier réservé aux maisons Mittel Europa. Le secrétaire général a commencé sa carrière en Moldavie.
L'Eglise catholique est fermée, ma mère m'avait demandé de vérifier, (tendance Témoignage chrétien).
Mes amis s'appellent Auguste Naouki et Violetta Moldovan.
La Moldavie ressemble aux côteaux du beaujolais, le vin moldave, lui assez peu au Morgon.
Auguste lit Eminescu et Essenine. Il me parle de la Pologne qui bouge, des Américains qui boycottent les J.O de Moscou, les salauds.
Les livres ne coûtent presque rien. Violetta parle le russe, le moldave, le roumain, le français. Elle a dix sept ans, elle est brune et a un gilet orange comme jamais je ne verrai plus de gilet orange. Je comprends les articles de Ogoniok(?) et de la Komcomolskaïa pravda.
Auguste joue aux échecs. Je ne le battrai qu'une fois. Je crois qu'il m'a laissé gagné. Gentillesse soviétique, courtoisie latine.
Violetta a dix sept ans. La maison de son père ressemble à un chalet balnéaire de la côte normande, dans une avenue blondinienne, calme et profonde comme un cimetière. Les Pobiéda roulent en silence.
Auguste et Violetta ont le droit d'aller avec moi au Beriozka de l'Intourist. On achète des marlboro et du chocolat. Moi, je m'obstine à m'arracher les lèvres sur le carton des papirosses et à tousser: je fumerai communiste, quoiqu'il m'en coûte.
On a du mal a écraser les carrés de sucre dans les verres de thé.
Un soir, je suis très saoul. L'odeur de pinède du jardin de Violetta m'empêche de vomir.
On entend l'hymne soviétique qui vient d'une télé à l'intérieur: il est minuit.
Je pleure comme un veau quand Violetta m'embrasse une dernière fois sur le tarmac de l'aéroport. "Mé jiviom v raznire planétare" dit-elle.Gilet orange. Portrait de Lénine. Une édition bilingue d'Eminescu donnée par Auguste.
L'Atlantide, bordel de dieu, c'était l'Atlantide

lundi, octobre 22, 2007

La minute prescrite pour l'assaut



Chef de section

Ma bouche aura des ardeurs de géhenne
Ma bouche te sera un enfer de douceur et de séduction
Les anges de ma bouche trôneront dans ton cœur
Les soldats de ma bouche te prendront d'assaut
Les prêtres de ma bouche encenseront ta beauté
Ton âme s'agitera comme une région pendant un tremblement de terre
Tes yeux seront alors chargés de tout l'amour qui s'est amassé dans les regards de l'humanité depuis qu'elle existe
Ma bouche sera une armée contre toi une armée pleine de disparates
Variée comme un enchanteur qui sait varier ses métamorphoses
L'orchestre et les chœurs de ma bouche te diront mon amour
Elle te le murmure de loin
Tandis que les yeux fixés sur la montre j'attends la minute prescrite pour l'assaut.

Guillaume Apollinaire


Un vrai gros fumier qui pue



X


« Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde ! Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. […] Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme… A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! […] Désavouer les pères fondateurs n’est pas un problème qu’en psychanalyse. »



Ainsi parle Denis Kessler, sale con du Médef. Après Gautier-Sauvagnac le bandit, Kessler la salope pétainisto-capitaliste, la vérole libéralo-vichyste. Cette sinistre enflure n'a dirigé qu'une seule entreprise dans sa vie, un restaurant, qu'il a planté. Bouffissure incompétente, pour avoir tenu ces propos qui représentent une agression sans précédent, il ne faudra pas qu'il s'étonne si un "assisté" désespéré et affamé vient lui exploser une rotule, voire sa tronche libidineuse. Brigitte Lahaie , ex du KGB, est sur l'affaire. Tremble, obèse carcasse, tremble et que ton cholesterol t'étouffe avant que la juste bastos rouge que tu mérites n'accomplisse son oeuvre de salubrité publique.

Ps: les famapouales armées sont là pour rassurer les enfants qui pourraient être traumatisés par la vue du monstre abject

La Mata-Hari du bolchévisme





Les moissonneuses sont en mesure de révéler à leur public adoré que Brigitte Lahaie a dans les années soixante-dix utilisé les fims pornographiques de manière subliminale pour inviter les masses laborieuses à retrouver leur conscience de classe. Elle fut entrainée par la section IV du KGB, on voit ici la minerve subséquente à une séance de close combat avec un certain colonel Poutine. Pour tout esprit un peu averti, sa filmographie retentit comme autant de slogans invitant à la déstabilisation des démocraties occidentales. Hélas, ce brillant projet s'arrêta avec la chute du Mur de Berlin. Aujourd'hui, Brigitte Lahaie conseille les autorités vénézuéliennes pour les questions démographiques.
Vive Chavez
Vive Brigitte Lahaie

pour mémoire: "arrête, tu me déchires" en 73, lors du coup d'état fasciste de Pinochet, "C'est la fête à mon cul", en 77, pour aider au triomphe de la gauche aux municipales, "Encore plus" et "Je brûle de partout" en 78 lors de l'ultime assaut sandiniste au Nicaragua.

Miracle homologué

***Les Jean-Paul II sont tous partis***

L'équipe au complet maintenant sur notre joli site alors on arrête de râler.
Et puis émigrez tous à Stalineville-sur-Mer.

dimanche, octobre 21, 2007

Recontextualisation pédagogique

Ce sympathique professeur d'Histoire s'apprête à lire la lettre de Guy Môquet mais pour éviter la sarkopéah mémorielle, il va se livrer à un salutaire travail de recontextualisation. Merci, monsieur le professeur!

Coeurs perdus en Atlantide(7)







Je suis une princesse hypomane

Hey guys, it's been a while, right?
Un jalmince a traité ma pote JSA d'hypomane. D'abord, mettons les choses au clair, pour moi qui suis princesse ès psychiatrie, hypomane c'est pas une insulte (vous avez noté que je parle de plus en plus mal? Oui? Je vous emmerde), c'est un comportement assez sain qui n'est d'ailleurs cité qu'une fois dans le DSM-III (j'ai pas le IV) à la page 243, rubrique "Troubles thymiques". Le DSM-III exagère toujours. Sinon, elle est peut-être hypomane, en effet, avec quinze projets sur le feu, mais le jalmince en question ne l'est pas moins, et c'est pour ça qu'elle l'aime. Enfin bref. Ces gens ont une structure psychique normalement névrotique (on en a déjà parlé), c'est-à-dire qu'ils ne vont pas dans la vraie vie sortir une kalach et canarder l'université d'été du Medef. Quoique. Ils vont refouler leur haine de Laurence Parisot et s'empêcher de l'empaler sur une cuillère Starque. Quoique. Ils vont la pendre avec les tripes de Sarkozy seulement en pensée. Quoique. Sarkozy, justement. Lui, on pourrait croire qu'il est hypomane. Mais non. En tout cas pas seulement. Car Sarkozy passe à l'acte. Il dit: "Je dis ce que je pense et je fais ce que je dis." Il crée sa vérité et la met en pratique. Il est psychopathe. Si nous étions fabriqués comme lui, ce qui n'est pas le cas sinon nous serions en cabane ou en HP, nous réaliserions les fantasmes (non-sexuels) exposés ci-dessus — à cette différence près que notre vérité est objective, factuelle, contrairement la sienne, et que nous pourrions bien un jour pour cette raison passer à l'acte.
Restons hypomanes.
Pour le moment.

Révélation exclusive: Guy Môquet était communiste

Récupéré chez VLG qui l'a récupéré ici, le texte saisi sur Guy Môquet lors de son arrestation. Si comme le nain engourmetté vous aviez oublié que ce jeune homme était un résistant communiste, lui-même se charge de vous le rappeler.

Parmi ceux qui sont en prison
Se trouvent nos 3 camarades
Berselli, Planquette et Simon
Qui vont passer des jours maussades

Vous êtes tous trois enfermés
Mais patience, prenez courage
Vous serez bientôt libérés
Par tous vos frères d’esclavage

Les traîtres de notre pays
Ces agents du capitalisme
Nous les chasserons hors d’ici
Pour instaurer le socialisme

Main dans la main Révolution
Pour que vainque le communisme
Pour vous sortir de la prison
Pour tuer le capitalisme

Ils se sont sacrifiés pour nous
Par leur action libératrice.

Et on n'oublie pas d'acheter demain Guy Môquet au Fouquet's.

My burlingue is beautiful

Deuxième opération vide-grenier dans le Ve, kultur pour tous et guerre du Sonderbund pour les nuls. Moins flippante que la précédente, ou alors on s'est endurcis. Possible.
Sinon, pour ceux qui nous demandent pourquoi on ne les donne pas au Secours populaire [ouais, ils viennent les chercher, mais il y a de lois sur les livres, tout ça, donc suffit d'être désagréable, ok?], à la prison Rachida Dati ou à l'école élémentaire Hugo Chavez, on répond ok, venez faire les cartons, c'est rien, il y a juste 12 000 bouquins ici et 72 000 ailleurs. Voilà pourquoi. Parce que, ouvrez bien les esgourdes, on tafe dur, bien et bon, et que la manut a déjà niqué les petits bras musclés de l'avant-garde du prolétariat et qu'il faudrait voir à ne pas devenir un ennemi du peuple pour qui, je le rappelle (merci Tcherno), quatre murs, c'est trois de trop.
Sinon je veux bien Guy Môquet au Fouquet's et que le cocu en gourmette refile la syphilis à Laurence Parisot (zeugma).
Sinon, pour des raisons que je ne peux exposer ici mais que les personnes concernées connaissent, je suis ravie, vraiment. Une sorte de personne/fille/éditrice épanouie, dans le genre moissonneuse. Oh yeah. Merci.
Ah oui, et my burlingue is beautiful, comme on peut le voir à l'arrière-plan.

PC: allez visiter notre Myspace, c'est un truc d'amerlok pourri mais de la promo gratos, en plus, la page est belle, je le sais, c'est moi qui l'ai faite.

Demain, pour cinq euros, Guy Môquet au Fouquet's



C'est rapide et froid comme une vraie colère. C'est écrit par quelqu'un que nous aimons bien ici et qui a quelques raisons d'être énervé(grand-père et mère résitants communistes) par la sarkopéa mémorielle.
Il cite Mauriac aussi, écrivain de droite, catholique et qui constate, sur ces années-là: "Seule, la classe ouvrière, dans ses grandes lignes, est restée fidèle à la patrie."
Celui qui a choisi la liste des fusillés de Chateaubriant s'appelait Pucheu, ministre de l'intérieur de Pétain. Cinq ans avant, Pucheu était chargé par le patronat de négocier pendant le Front Populaire: les quarante heures, les conventions collectives, les congés payés. La bourgeoisie a de la mémoire et la rancune tenace. Parmi les 27 fusillés du 22 octobre 1941, plus de la moitié étaient des syndicalistes communistes ayant pris part à ces négociations.
On appelle ça une vengeance de classe, comme la Terreur Blanche sous la Restautation ou la Semaine Sanglante pendant la Commune. Et le gamin qui est mort ce jour là n'était pas Rimbaud mais un patriote pour qui patrie voulait dire égalité sociale. Son copain Jean-Pierre Timbaud, fusillé à côté de lui, est d'ailleurs tombé en criant: "Vive le parti communiste allemand!"

Mais ça brûlerait la gueule du cocu à gourmette de le reconnaître.

Guy Môquet au Fouquet's de Pierre-Louis Basse (Equateurs, 5 euros)

samedi, octobre 20, 2007

Le déclenchement des opérations cannibales

La foule jusque sous les fenêtres

Les enfants étaient là aussi

Même la nuit, ils en revoulaient

Hier, Ve arrondissement de Paris, quartier bourgeois, petite rue calme.
L'avant-garde du prolétariat a bien bossé (v. le post précédent), pour l'aveugler sur son exploitation, le patronat lui offre une mousse au troquet d'en face. Une dame plutôt bien sapée arrive au comptoir, cinq livres sous le bras. Tiens? Un gars débarque, deux sacs-poubelles à la main. On se lève, on se présente, on regarde par la vitrine: c'est la guerre civile, l'émeute, le trottoir est jonché de sacs plastique et de cadavres de vieilles, clamsées la bio de Raspail sur le cœur. Ne jamais lâcher prise. Surtout sur Raspail. Le prolétariat décide d'aller se biturer ailleurs, le patronat continue à trimer. Saloperie lumpen. Bref. La foule s'agglutine autour de la porte, on en veut encore, balancez par les fenêtres, "la culture gratuite c'est foooooormidable", "ce que vous faites est meeeeeeeerveilleux" [en fait on voulait les fourguer aux encombrants, vous l'aurez compris], "cool j'vais aller à Gibert". Nan les moutards, on rentre pas dans les burlingue. La Guerre du Sonderbund s'arrache [NdB: la guerre du Sonderbund, bande d'ignorants, c'est une guerre qui a eu lieu en novembre 1847 en Suisse et c'est un événement majeur de l'histoire de l'humanité]; on redemande du Castro; tout le monde veut des pays baltes; Camus et Sartre font un tabac; la Montespan explose Madonna; et nous, on commence à avoir méchamment les foies devant la meute en délire. "Je vais pisser, surveille la porte, ils veulent rentrer." Si c'était de la bouffe on assisterait au déclenchement (bruyant) des opérations cannibales. En fait, c'est presque ça.
On peut vous confirmer:
1) on peut fourguer n'importe quelle merde tant qu'elle est gratuite
2) les gens sont barges
A plus tard.
On vous aime.

L'avant-garde du prolétariat


"Arrête de penser, bosse." (JSA)
"Pour les ennemis du peuple, quatre murs c'est trois de trop." (Beria)
Merci.

vendredi, octobre 19, 2007

Ce n'est pas une menace...

La photographie ci-dessus (DR vue dans la presse), qui rend justice à la mélancolie virile de son modèle, sera onlaïne aujourd'hui sur notre joli site ouèbe. Prévoyez des séismes orgasmiques et des suicides chez la concurrence (et des attaques de jalminces).

Chaque jour Alamo...


et vivre comme si on subissait à un contre cent l'assaut de l'armée de Santa-Anna.

caviar noir(4) et /ou rouge(2)

La grande grève des mineurs anglais contre Tatcher. Le roman noir de la lutte des classes. La brutalité ultra-libérale. Monologues intérieurs sous méthédrine. Une compréhension paranoïaque de l'histoire récente. Des hommes, du charbon, du sang, de l'alcool et du marxisme.
Peace a l'hyperréalisme des grands psychotiques. Il n'était pas là, ce n'est pas grave, il a tout vu quand même. C'est ça, au bout du compte, un écrivain.

Caviar rouge(1)

La plus belle photo de l'Histoire

jeudi, octobre 18, 2007

Camarade, l'édition elle a un air sérieux

La Rubia, qui demande aux fafounets rurbains d'arrêter de l'emmerder

JSA, qui demande à ASG d'arrêter d'être paraneau

Oui, on est au courant, aujourd'hui c'est la grève mais pas pour nous car nous sommes de jeunes (et belles) (et bien sapées) hantrepreuneuz. Cela dit, grâce à notre légère gueule de bois, nous sommes quand même techniquement mas o menos en grève. Gloire à nous.
Sinon, notre site ouèbe est désormais très beau.

mercredi, octobre 17, 2007

Camarade, l'édition elle a besoin d'espace

Alors voilà, on ne voulait pas insister, au départ, mais maintenant on dégaine l'arme fatale: on montre. Donc oui, il y en aura bel et bien pour tout le monde.
les.moissonneuses@hotmail.fr

Ta PME

C'est juste pour prévenir que jeudi la PME MR ne sera pas en grève pour des raisons diverses, idéologiques (le peuple doit lire), mercantiles (on doit faire tourner le biznaisse) et généreuses (tu viens chercher ces putains de livres ou on les brûle). Cela dit, on manifeste et on baise en pensée, et on lit en réalité. A-t-on vraiment le choix? Ask each member of the crew. Ha ha.

Bon, nous voici donc back from the burlingue via Sainte-Anne, l'hosto, où on a été applaudir la prestation du Président Delouche, à côté de qui tcha-tcha-tchavez n'est qu'un sale Douste basané, un Bayroux métèque, un Jospin rurbain, un fafounet béké. Dis donc, Delouche, on sait qu'en ce moment t'es occupé, mais si t'aimes pas ASG, dis-le fissa, les batdebèzbole sont prêtes. Je plaisante, Président, on avait dit pas les habits.
Sinon, camarade, pardon pour ta modestie, le politburo des Moissonneuses ne pouvait pas éviter l'hommage.

Voilà. Dès demain pour des raisons socioprofessionnelles on se remet à la lecture de la presse et donc peut-être à des posts qui parleront d'une autre actualité que le dernier appel à l'imprimeur, au diffuseur, à l'auteur, au traducteur, au préfacier, au graphiste et à ma mère qui doit venir prendre les mesures de la salle de bain pour en faire un lieu de débauche.
En attendant, pardonnez-nous et venez chercher des bouquins en grande quantité.

Suite du Paris littéraire polar, surtout:

LITTERATURE - DEBAT - SIGNATURE

Balade à travers des romans noirs parus en 2007.
Débat avec Jake Lamar, Catherine Fradier, Jean-Hugues Oppel, Caryl Ferey et Éric Halphen. Animé par Hervé Delouche
Le 17 octobre à 19h30, Centre Dunois 61 rue Dunois

RENCONTRE AVEC JACQUES TARDI – FILM DEBAT

Projection de « Tardi en noir et blanc », film documentaire de Pierre-André Sauvageot.
Rencontre débat avec Jacques Tardi, Pierre-André Sauvageot et Pierre Lebedel
Le 18 octobre à 19h30, Centre Dunois 61 rue Dunois

On vous aime.

mardi, octobre 16, 2007

Jeudi



Jeudi, c'est la grève!
On manifeste, on lit, on baise, dans l'ordre qu'il vous plaira.

Pour 1 choisi, 50 offerts

Il vous faut des images apouales pour que vous veniez à notre vide-grenier, ou quoi?
les.moissonneuses@hotmail.fr

Twist again and again and again (ad lib)

Pour les raisons qu'expose mon délectable camarade Smith-Garcia, redoutable conseiller littéraire (v. photo en action), et notamment le point d'équilibre Marignac (v. photo en compagnie d'un autre auteur périMR dont on reparlera) je suis folle de joie. Je ressuscite en éditrice. J'irradie. Je suis claquée (v. photo retour du burlingue mac photomaton aussi). Je me lève tôt demain. Je vais me pieuter avec Gary Cooper.

PC: merci à ceux qui ont envoyé des mèles (les.moissonneuses@hotmail.fr) pour le vide-grenier littéraire. Manifestez-vous, ça se passe dans le 5e et il y en aura pour tout le monde. Dès demain. On ne ment jamais.

PPC: Olivier, dès que j'ai des moutards, je les dresse à péter la gueule aux merdeux dans ton genre. Ce n'est pas une menace etc.

PPPC: ASG, ton 10e est une merveille, piaule pas, AM (ce... nan, rien) n'a pas changé une virgule, et fais confiance à la dame, c'est son boulot.

lundi, octobre 15, 2007

Twist again avec les abrutis




Je suis beaucoup moins joli que la Roubia et JSA. Mais je veux que les "oliviers" et compagnie puissent me détroncher à l'aise pour que le jour où me croiseront ces bousculeurs de gonzesses, ils sachent qui va les cogner. Sinon, je suis fou de joie: Marignac est avec nous, Cecilia se barre, Gautier-Sauvagnac est sur la touche, Kouyemolle passe les commentaires sur son site(mais attention, "polis et argumentés", lui qui oublie les condoléances et raisonne comme une choucroute.)
Lisez Marignac. Soutenez la MR. Et admirez JSA, éditrice délicieuse.

PC: dans l'ordre, JSA examinant un bilan comptable, Marignac écrivant Cargaison, moi frimant devant un mac qui fait photomaton

Working Girls II

PA et figuier


  • Pour une maison de campagne abordable et agréable, rejoins-nous ici.
  • Pour obtenir des livres gratuits en grand nombre (50 offerts pour 1 choisi), envoie un mèle à : les.moissonneuses@hotmail.fr
  • Et l'un de nos fondamentaux, derrière une feuille qui ressemble à celle d'un figuier. Or le figuier est l'arbre de ce blogue. Toi qui viens ici, ne l'oublie jamais.
PC: pour les livres gratuits c'est du sérieux, on a un stock d'enfer à écouler, Parisien, n'hésite pas.

PPC: la MR envisage l'achat d'un canapé-lit. Vraiment. (Et d'une brosse à dents.)

Chère Macha

Bonne nuit les sans sommeil, je suis très ennuyée car je partage avec mon compagnon beaucoup de valeurs comme l'idéologie, la conversation, la névrose, le sexe, l'alcoolisme, les taxis, la littérature, les cèpes, l'hilarité, etc. mais pour mieux le conquérir j'aimerais l'initier aux choses vraiment importantes comme la philatélie. Voici le début de ma collection de timbres. Qu'en penses-tu chère Macha Béranger?

Coeur perdu ici et maintenant

On croit que la machine est stabilisée, on est sûr que le chirashi est frais et que la nostalgie ne joue pas dans la cour de la mélancolie. Nous créons ce soir (nous de majesté mon amour) le front commun prépostchoc viril amoureux et mélancolique, synthèse moissonnesque comme toujours platoniciennement bisexuelle.
Aux réverbères nous pendrons les gros cons par leur microteube.

dimanche, octobre 14, 2007

Coeurs perdus en Atlantide(6)








La machine s'est affolée. Le crash temporel menace. La nostalgie est un carburant très instable.

Une page de publicité



Votre économie est dérégulée?
Votre santé libéralisée?
Votre énergie privatisée?
Votre vie est précarisée?
DEMANDEZ NKVD(marque déposée)
Avec le NKVD, le patron est vite calmé!


NKVD, pour le prolétariat, c'est la sécurité

Octobre, Ithaque, toi, le repos et la révolution


"Ithaque t'a donné ce beau voyage.
Sans elle, tu n'aurais pas pris la route.
Elle n'a plus rien à te donner."


Constantin Cavafy, Ithaque

Octobre, le matin, toi, la France et la Révolution










"Mon parti m'a rendu les couleurs de la France
Mon parti mon parti merci de tes leçons
Et depuis ce temps là tout me vient en chansons
La colère et l'amour la joie et la souffrance
Mon parti m'a rendu les couleurs de la France"

Aragon, La Diane Française

Jaja et contrats

Message à l'attention des gens sérieux qui vont lire ça ou dégagent d'ici — invite gentille mais ferme, comme d'habitude.

Version des faits de la tenancières femelle de ce joli blogue, "pur produit fanatique de l’école dite de « l’ombrelle mongole » (comme le parapluie bulgare, mais ça fait plus mal, raffinement chinetoque oblige) fondée par Chou-En-Lai", paraît-il. En même temps, je biche.
Rendez-vous prévu à 12h15 dans un restau cher d'un quartier de luxe avec Marignac après une semaine de correspondance où furent évoqués entre autres un pacte germano-soviétique plus durable que l'autre, le larfeuille constipé des éditeurs, l'annihilation cruelle et féroce du Culpet (Comité uni des lecteurs de polars éthiques, fraidvargassolâtre et déninxomaniaque), la littérature et mes origines maoïstes.
Pas spécialement terrifiée mais ultraprofessionnelle je demande à Smith-Garcia, plénipotentiaire MR et plus si affinités, qui me semble légèrement fébrile, si un rapide briefing est nécessaire. Nous sommes en avance, nous avons le temps. Nan, tu verras, ça ira, tiens, on commande des verres de XXX (délectable rosé bulleux naturel, dès que je retrouve l'addition je retrouve aussi le nom) pour l'apéro. N'empêche que le gars Smith-Garcia prend sa montre pour un chrono de Ben Johnson, passe un coup de fil, croit reconnaître l'invité, se goure, le repère, et se lève de table comme si Chavez carrefourait l'Odéon. On est tous chic, on est beau, on devrait s'aimer. Tournée d'apéros et charcut comme si ça épongerait la suite. On conjure la pochetronade comme des ashkénazes mais avec du jambon.
Apparemment, à la troisième bouteille, "[m]on âge et [m]on entraînement cyber-maoïste [me rendent] imprévisible et [je] reste coite". La troisième bouteille, l'entraînement et tout je me rappelle, mais le mutisme non. Ou alors j'écoutais, en bonne élève mais non-hypokhâgneuse.
Pour le dessert, on boit des coupes et du café. La milice a déjà presque cédé face aux efforts conjugués des forces staliniennes.
Sur quoi un coup de fil: ayé, on a signé.
Je jubile.
J'exulte.
J'explique à mes camarades, qui jubilent et exultent.
On passe de la coupe à la boutanche et on prend des décisions fermes qui nous engagent pour des lendemains qui chantent.
À demain, au burlingue.

samedi, octobre 13, 2007

Résultats du vote démocratique

La môme JSA au burlingue

Le gars Marignac raconte chez lui comment il a pigé l'autre midi qu'il avait pas affaire à des caves et que bosser avec les cyber-rouges de la MR, ce serait de la framboise. On lui répond que pour nous aussi et qu'on retrinquera au Drappier — ce n'est pas une menace, c'est une promesse.
Sinon, ouiquènde burlingue dans la joie — ne cherchez pas l'oxymore.

pc attn ASG: et au burlingue, c'est pas une sur quatre, c'est une sur dix.

Guépéou mon amour



A l'automne 31, notre cher Aragon dans ce "Prélude aux temps des cerises" fait un éloge de la police politique soviétique. On l'a beaucoup critiquée. On a eu tort, je crois. Le Guépéou était une autorité de régulation du marché efficace, plus que l'OMC. C'était aussi une force de maintien de l'ordre toujours prête à intervenir contre la seule vraie racaille: bourgeois, curetons, ayathollahs divers, sociaux-démocrates, medef, kouyemolles.
Vive le camarade Aragon, vive Chavez!
Ce poème doit être appris par coeur, évidemment. Et vite. Des chats encore vivants comptent sur vous, si vous voyez ce qu'on veut dire. Les illustrations vous montrent l'auteur, puis un groupe s'apprêtant à expliquer avec pédagogie au Medef que les ouvriers ne sont plus des esclaves et ce qu'il en coûte aux kouyemolles de confondre chavez avec leur gros cul socedème.


Il s'agit de préparer le procès monstre
d'un monde monstrueux

Aiguisez demain sur la pierre

Préparez les conseils d'ouvriers et soldats

Constituez le tribunal révolutionnaire
J'appelle la Terreur du fond de mes poumons (....)
Alors que la vermine dans ses oripeaux se relève

Vous verrez que jusqu'aux enfants épargnés

jusqu'aux innocentes putains

l'idéal aura pris la forme d'un poignard
N'oubliez rien n'oubliez rien

Dès maintenant ce qu'il vous faut à vous

l'ombre

à vous les témoins du repas

c'est un livre où marquer vos comptes


Je chante le Guépéou qui se forme

en France à l'heure qu'il est

Je chante le Guépéou nécessaire de France

Je chante les Guépéous de nulle part et de partout

Je demande un Guépéou pour préparer la fin d'un monde
Demandez un Guépéou pour préparer la fin d'un monde

pour défendre ceux qui sont trahis
pour défendre ceux qui sont toujours trahis
Demandez un Guépéou vous qu'on plie et vous qu'on tue
Demandez un Guépéou

Il vous faut un Guépéou
Vive le Guépéou figure dialectique de l'héroïsme
q
u'on peut opposer à cette image imbécile des avaiateurs

tenus par les imbéciles pour des héros quand ils se foutent
la gueule par terre

Vive le Guépéou véritable image de la grandeur matérialiste

Vive le Guépéou contre dieu chiappe et la Marseillaise
Vive le Guépéou contre le pape et les poux

Vive le Guépéou contre la résignation les banques

Vive le Guépéou contre les manoeuvres de l'Est
Vive le Guépéou contre la famille

Vive le Guépéou contre les lois scélérates

Vive le Guépéou contre le socialisme des assassins du type

Caballero Bancour Mac Donald Zoergibel

Vive le Guépéou contre tous les ennemis du Prolétariat

VIVE LE GUÉPÉOU

Piqure de rappel


Vous seriez gentils de penser à acheter ce numéro hors-série de votre journal habituel dont on a déjà parlé. Mon kiosquier ne l'avait pas (le traître) ou plus (mon amour), mais on le trouve dans tous les relèhache.
L'affiche, elle va se retrouver rapido au mur de mon bureau que j'aime d'un amour vrai et qui est équipé d'un frigo aux dimensions idéales pour une consommation quotidienne de zéro dosage.
Sur quoi je vais insomniser au pieu en compagnie d'un dévédé et d'un chat vivant but time is on my side (yes it is).

pc: à propos de chat vivant magnez-vous le cul et votez, si vous voyez ce que je veux dire.

vendredi, octobre 12, 2007

DRAPPIER POUR TOUT LE MONDE

Ça y est, on peut enfin faire notre coming out parce que

C'EST SIGNÉ

(non, ce n'est pas un inédit d'Ellroy, un registre de mariage ou notre arrêt de mort)
(non, ça ne vous intéresse pas spécialement ou alors c'est que vous potassez Livres Hebdo)
(oui, on est très contents, et même de plus en plus, on saute dans tous les sens — et il circule, le polysémique sens —, on se congratule, on s'embrasse, on s'empiffre de mets délicats, on s'adonne à des pratiques sexuelles inavouables, on se nettoie le gosier au Drappier, les trucs classiques qu'on fait quand on est contents, en fait)

Sinon, Moisson rouge — gloire à elle — est la maison d'édition de l'avenir tant qu'il en reste où sévissent, entre autres suspects habituels, Alfredo Smith-Garcia et Jenny Suarez-Ames. Elle va publier du roman policier car un bon policier est un policier fictif.

Gloire, donc, à la Moisson rouge!
Gloire aux (bons) écrivains!
Morts aux mécheux!

Et merci à la clique de délicieux malades mentaux, de talentueux azimutés, de brillants barges qui suivent l'affaire depuis le début, qui l'ont prise en cours de route, et à ceux qui viendront. Nous sommes la première génération des derniers hommes, évoquons déjà aujourd'hui la mémoire du passé à venir.


- Caviste?
- Oui les Moissonneuses?
- Remets-nous une caisse de Drappier. Fissa.

pc: demain, des photos de nos jolis camarades dans nos jolis locaux situés dans un joli quartier. Demain? Oui, demain, car nous aimons travailler plus pour gagner moins.
Oh yeah!

ppc: attendez-vous à de l'autopromo massive. Première rafale en janvier.

Chavez et les gros porcs(3)



Sur le blog d'un gros con socialo ébroïcien tendance kto dans la teuci et touche pipi dans la sacristie, qui parle de tout et de rien dans un style filandreux inimitable et profondément dizortografik, il a été émis quelques borborygmes contre la "chavez mania" Ce délicat démocrate qui interdit les commentaires et n'autorise que les siens mérite la punition. Faites un tour sur son blog et dites lui à quel point il est stupide et bêta en plus d'être aigri. Pour rappel quelques données sur le Venezuela aujourd'hui, tirées de divres sites pas particulièrement chavites. Nous sommes marxistes et comme Lénine, nous savons que les faits sont têtus. Les voici.

Les inquiétudes de Washington se centrent actuellement sur M. Hugo Chávez, car il symbolise le renouveau politique en Amérique latine, en destinant les ressources nationales aux couches populaires les plus défavorisées. Le gouvernement vénézuelien vient d’approuver une impressionnante hausse des salaires des fonctionnaires qui va de +34% à +61,8% selon les secteurs, ce qui équivaut à une augmentation moyenne de 47%. Il a également revu à la hausse de 15% le salaire minimum des employés du secteur privé. Depuis 2000, le salaire minimum au Venezuela a été augmenté chaque année de 20% à 30%. Les revenus tirés de la croissance économique, qui s’est élevée à 9,4% en 2005, ont ainsi largement profité à l’ensemble de la population .

En guise de comparaison, en France, cinquième puissance mondiale, dont le modèle social est tant vanté, le salaire des fonctionnaires a seulement été valorisé à hauteur de 1% en 2005. Quant aux salaires dans le secteur privé, ils ont enregistré une hausse de à 0,6% en termes réels (hausse de 2,8% moins 2,2% d’inflation). Le « socialisme du XXI° siècle », prôné par le président Chávez, n’est pas prêt d’être appliqué en France, où le gouvernement mène une politique antisociale impitoyable depuis 2002

De même, un milliard de bolivars a été alloué à la mission « Barrio Adentro III », système de couverture médicale universelle et gratuite créé par le gouvernement. Cette somme permettra d’acquérir 30 932 équipements de santé (ambulances, appareils à bronchoscopie, etc..). Les fonds en provenance des excédents pétroliers sont ainsi directement investis dans le secteur social

Le système unique de santé mis en place au Venezuela grâce, entre autres, à l’aide de 15 000 médecins cubains, a permis la réalisation de 163 millions de consultations, c’est-à-dire 8 consultations par habitant. La mission « Barrio Adentro I » a sauvé la vie à 31 186 personnes, grâce à la création de 1 012 centres de soins dans les zones les plus pauvres, auxquels s’ajouteront 20 359 autres centres du même type. La mission « Barrio Adentro II » a créé 100 centres de diagnostic intégral (CDI) capables de fournir une attention médicale complète, et 500 autres sont en construction à travers le pays. Enfin, avec à la « Mission Miracle » mise en place par Cuba, plus de 176 000 Vénézueliens ayant perdu la vue, suite à un problème de cataracte, ont été opérés gratuitement par les professionnels de l’Île

Quant au chômage, il n’a cessé de baisser passant de 13,2% en juin 2005 à 11,4% en décembre 2005. La politique effective du gouvernement a permis à 367 119 personnes de trouver un emploi

L’Unesco a tenu à souligner les spectaculaires réussites sociales de la Révolution bolivarienne en octroyant à M. Hugo Chávez le Prix international José Martí. Cette distinction récompense les efforts du président en faveur de l’unité et de l’intégration des pays d’Amérique latine et des Caraïbes, ainsi que la préservation de leurs identités, traditions et cultures. En effet, le Venezuela fournit du pétrole à des tarifs préférentiels à ses voisins du continent, mais même certains états nord américains tels que le Vermont, Maine ou Rhode Island. Les habitants de ces régions, délaissés par l’administration Bush, pourront ainsi acheter du combustible à des tarifs subventionnés à hauteur de 40% par la filiale pétrolière vénézuelienne Citgo. « Cela signifiera des économies de plusieurs millions de dollars », a remarqué Mme Erin Campbell, porte-parole du Vermont.

Paradoxalement, les médias vénézuéliens, prétendument soumis à un régime totalitaire, ont réussi à faire croire à une grande partie du globe que Hugo Chavez est un véritable dictateur. Pourtant, il y a eu sept consultations populaires en neuf ans au Venezuela, toutes sanctionnées par les observateurs internationaux, qu’il s’agisse de l’ONU ou de l’ex-président étasunien Jimmy Carter. Bien que les urnes ne soient pas les seules garantes de la souveraineté populaire, elles demeurent un indice probant pour mesurer l’état d’une démocratie. Hugo Chavez a non seulement été élu directement au suffrage universel à trois reprises, mais il a aussi remporté un référendum sur sa propre révocation.


Chavez et les gros porcs (2)

Pardon camarades de vous infliger la prose filandro-kouyemollesque qui suit [en très petits caractères, n'exagérons rien], mais on ne peut pas résister à certaines tentations. On sait, c'est mal mais ça fait du bien. Et surtout, vu qu'on peut pas commenter parce qu'on est trauméchans et que nos adresses hipé puduku, et que pour vous ça va être la même chose parce que vous êtes de sales petits chavistes adorables, on vous autorise à le faire ici.
Préparez les pommes, le boudin arrive.

"S'il y a bien une fascination que je ne comprend plus, c'est celle que quelques occidentaux de gauche ont pour le président vénézuelien Hugo Chavez. Si un temps, sa manière de faire paraissait presque sympathique, il vient de prouver par plusieurs actions, et exactions, qu'il est un tyran comme les autres, strictement indéfendable. Dans un premier temps, il a interdit d'émettre à une radio privée, certainement des "vipères lubriques du capitalisme", qui n'avait comme seul tort de critiquer son goût pour l'exercice personnel, très personnel, du pouvoir. Depuis quelques jours, officiellement et institutionellement, le Venezuela, une des rares démocraties d'Amérique du Sud, n'en est plus une. Comme beaucoup de tyrans, il sombre dans la stupidité violente en défendant la politique nucléaire de l'Iran, et dans le grotesque en faisant changer l'heure de son pays, en avance d'une heure sur les voisins, pour montrer certainement les avancées progressistes obtenues par son leader. Je me demande d'ailleurs, songeant à un autre chef d'état du même style, quand on parlera des prisons castristes et du traitement cauchemardesque qu'elles infligent aux prisonniers politiques depuis presque cinquante ans ?"

Chavez et les gros porcs




Dans les années cinquante, Sartre, fatigué d'argumenter avec des cons réactionnaires avait délaré dans une phrase restée célèbre: "Tout anticommuniste est un chien!"
Nous sommes fatigués aussi de l'antichavisme ambiant dans la presse française mais aussi des blogues kouyemolles où l'on se vante d'être socialiste(en oubliant sans doute le sympathique Mélanchon, chaviste de choc, lui.)
Chavez est l'espoir du socialisme du XXIème siècle.
Chavez redistribue les richesses aux plus pauvres.
Chavez lit Marx, Cervantès et l'Evangile.
Chavez alphabétise et soigne là où l'on crevait de faim dans l'ignorance.
Chavez est le grain de sable de la déraison marchande mondialisée.
C'est pourquoi nous déclarons sans ambages que Tout antichaviste est un porc! Et on le saignera un jour ou l'autre pour faire du boudin avec lequel on gavera les patrons du CAC40 jusqu'à ce qu'ils en crèvent.
Vive Hugo Chavez
Vive la révolution bolivarienne
Un, deux, trois, mille Venezuela!
pc: les filles chavistes sont sublimes(cf photos)en plus...

Je suis une princesse terrifiée

Hello, it's me again and I speak English if I want because I'm a princess, see guys?
Bon, ce matin, je me suis réveillée tôt et je me suis gaufrée de mon pieu à baldaquin, autant dire que j'ai failli calancher. Sinon, princesse ou pas princesse, en ce moment j'ai pas un flèche et je suis jalmince comme pas deux, donc on sera gentil de pas toucher mon larf et mon homme, des cailles kalmouks s'en sont mangé de sévères pour moins que ça. Et d'arrêter de proposer la botte à la môme Suarez-Ames. Pasque son jules dans le genre jalmince c'est un cador.
[La phrase qui précède est dédiée à Thierry Marignac et à Alfredo Smith-Garcia, francs buveurs et écrivains admirables.]

Par ailleurs ne croyez pas que je radote, là je ne vais faire que pointer à nouveau un sujet qui me tient pas mal à cœur, en tant que princesse (et pauvresse) névrosée. Car je suis très très malade. Ou alors je vais très très bien. Selon l'angle. Parce que rappelons qu'une parfaite santé mentale, dans un monde comme le nôtre, est un signe inquiétant de folie. Du coup, souffrant d'une hyperlucidité aggravée par une inaptitude à l'auto-intoxication (je ne parle évidemment pas de l'alcool et des benzodiazépines), au mensonge sur le monde et sur soi, je suis terrifiée.

mercredi, octobre 10, 2007

Santé mentale et fin du monde


Bonjour, je suis éditrice et je souhaite conserver ma santé mentale pendant la fin du monde. Pour bien commencer, j'ai suivi les conseils avisés de mon petit camarade de jeux (dont la profession est d'ailleurs le conseil avisé) et j'ai lu au bain 9"79 de Thierry Marignac. Voilà, si vous voulez prendre une claque stylistique majeure, faites de même — l'effet est reproductible sur un canapé j'imagine.

Thierry Marignac, je crois qu'il faut qu'on cause, vous et moi.

Carl, je t'aime.
Pour toujours et emmerder le monde (zeugma).

Camarade, la littérature elle a encore besoin de toi (et réciproquement)

Notre excellent camarade Hervé Delouche [De-louche pré-si-dent!] organise pour la quatrième année consécutive le festival Paris littéraire polar dans le 13e arrondissement. Nous vous recommandons, comme toujours, gentiment, mais fermement, de vous y rendre. Non pas pour faire la claque et remplir les salles, ça, c'est bon, le programme s'en charge (v. plus bas), mais pour votre édification et votre plaisir personnels.
Pour nous voir, aussi, car nous y serons.
Hervé, nous t'aimons.
Pour toujours.

FILM POLAR - DÉBAT - SIGNATURE

« Les Forbans de la nuit » de Jules Dassin
Débat avec Jean-Pierre Deloux, François Guerif et Jonathan Broda, animé par André Renault de l’association Ciné 13e
Le 15 octobre à 20h, cinéma L’Escurial 11 Bd Port Royal

PROJECTION - DÉBAT- SIGNATURE

« Serial killers : les nouveaux monstres ? », projection de « Paroles de criminels », film documentaire.
Rencontre débat avec le réalisateur Stéphane Bourgoin et le docteur Caroli.
Animé par Hervé Delouche de l’association 813
Le 16 octobre à 19h30, Hôpital Sainte-Anne, Amphitéâtre SHU, 1 rue Cabanis 75014 Paris

LITTÉRATURE - DÉBAT - SIGNATURE

Balade à travers des romans noirs parus en 2007.
Débat avec Jake Lamar, Catherine Fradier, Jean-Hugues Oppel, Caryl Ferey et Éric Halphen. Animé par Hervé Delouche
Le 17 octobre à 19h30, Centre Dunois 61 rue Dunois

RENCONTRE AVEC JACQUES TARDI –DÉBAT-SIGNATURE

Projection de « Tardi en noir et blanc », film documentaire de Pierre-André Sauvageot.
Rencontre débat avec Jacques Tardi, Pierre-André Sauvageot et Pierre Lebedel
Le 18 octobre à 19h30, Centre Dunois 61 rue Dunois

mardi, octobre 09, 2007

Athéna sur 200 mètres


Ayant lu tous les livres de Thierry Marignac, ce que vous feriez bien de faire pour préserver votre santé mentale pendant la fin du monde (lire Fasciste, A quai, Vint, et tout le reste), il ne me reste que son excellent blogue en lien sur le côté. Marignac se désole sans surprise(c'est sa spécialité, la désolation sans surprise) du destin de l'adorable Marion Jones, championne olympique de sprint obligée de rendre ses médailles pour dopage avéré et avoué (excellente nouvelle de Marignac sur le dopage, 9"79 chez DTV, à propos du 100 mètres mythique et truqué de Ben Jonhson en 1988 à Séoul). Alors voilà, je me suis souvenu soudain de Merlene Ottey, un de mes plus puissants souvenirs érotiques, quatrième meilleure coureuse mondiale de tous les temps, réalisant des chronos d'exception bien après ses quarante piges sur 100 et 200 mètres. Elle a couru pour la Jamaïque puis la Slovénie. Mercenaire sexy au sang propre, à la plastique impeccable (mot à prendre dans son sens premier), qui n' a jamais réussi à être championne olympique, elle a pourtant donné à toute une génération l'envie d'être son body après un sprint.
Merlène, je t'aime.
Pour toujours.

Caviar noir(3)


La mort de Lady Di racontée par un émule des grands stylistes paranoiaques que sont Mailer, Don DeLillo ou Ellroy.
Le goût de la conspiration comme il y a un goût des femmes.
Août 97, tandis que j'agonise

Nos fondamentaux (1275)

Et le choix démocratique pour l'instant déclare Kalach et donc Ovide, Babar, amour, Thompson, Homère.
Parfois je me sens des élans démocrates.

lundi, octobre 08, 2007

Camarade, la littérature elle a besoin de toi

Alors tu fais des économies, mettons, tu mets dix centimes d'euros dans ta tirelire ou dans une enveloppe tous les jours, en francs, ça fait même pas soixante centimes donc normalement tu dois pouvoir le faire même si tu n'es pas très riche. En trente jours, tu as déjà trois euros mais ce n'est pas assez car on est déjà alors en novembre et Noël approche avec son cortège d'emmerdes et c'est mon anniversaire. Tu accélères le rythme, tu passes, disons, à un euro par jour. Tu peux le faire aussi, tu es habitué, et puis si tu prends ton pastis au comptoir au lieu de te prélasser en terrasse ça ne te coûte rien et tu gagnes du temps et tu causes avec le patron. Tu apprends plein de choses. Tu as bientôt trente-trois euros en poche et voilà qu'on est en décembre. C'est bien. Il neige malgré le réchauffement climatique et j'ai trente-trois ans. Exactement comme ton nombre d'euros. Tu continues au même rythme car tu ne dois pas te ruiner. Tu n'achètes pas de cadeaux de Noël parce que la vieille baderne obèse en rouge est une saloperie américaine. Tu boycottes, et si tes neveux ou tes cousins t'en veulent et piaulent leur pléstèchion, tu leur expliques un peu l'ultralibéralisme, le créationnisme, et tu leur colles une torgnole s'ils ne veulent pas comprendre. Janvier! En janvier, à la mi-janvier, tu es plein aux as: tu as soixante-six euros. C'est fou, c'est trop. Non. Car le 17 de ce mois, tu te promènes tranquillement dans ta ville, tu passes devant une librairie et ton regard est irrésistiblement attiré par une sublime couverture noire et blanc et un logo qui te rappelle les années 50. Tu penses pulp chic. Tu as tout compris. Tu entres dans la librairie. Tu déclines (non, pas ton identité) l'offre du vendeur qui te colles entre les mains le dernier polar éthique, nordique, merdique. Comme Éric Rambal-Cochet devant Pierre Richard, tu lui dis, en pointant l'objet du désir: Je Veux Ça. Vous tremblez un peu, vous souriez, vous vous embrassez, vous tombez amoureux, et surtout, toi, tu achètes le livre. Et comme tu es maintenant pété de thunes avec toutes ces économies que tu as faites au lieu de te prélasser en terrasse et de pourrir gâter tes neveux ou cousins, tu décides d'en prendre trois. Tu viens d'accomplir un acte militant. En plus, tu sais que tu vas passer un (ou trois) excellents moments car nous te le promettons et nous ne mentons jamais.
(Et tu recommences pour mars car tu auras besoin alors de la somme dérisoire de 29,50 euros pour être heureux, détendu, intelligent et séduisant.)
Camarade, la littérature elle a besoin de toi.

Camarade, retrouve le mensonge éhonté qui se cache (mal) dans ce post

La MR vit un grand moment: ceci est le premier premier post écrit de mon bureau... Non, non, pas le joli meuble dizayne ni la pièce dans le joli appartement, mais le local où on travaille et où ne on dort pas.

Vie privée, vie professionnelle, ça y est, je ne vous mélangerai plus!

Je vous aime.

Il est des pays où les gens au creux du lit...

Merci, camarade Olivox.
Et puis vous aussi, faites de beaux rêves (pendant que je me crève à bosser plus pour gagner moins. Mais dans la félicité. Si.).

dimanche, octobre 07, 2007

Work in progress

Désolés, mais puisque tout indique que la kalach va cartonner dans le sondage en cours, nous n'apparaîtrons désormais plus qu'en morceaux, masqués ou déguisés en Babar.
Pour la suite, laissez faire l'équipe du Pr Chavez au CHU de Caracas.

Parfois, Ulysse s'ennuie

C'est finalement une très ancienne histoire que l'histoire de la jeune fille, presque aussi ancienne que la littérature elle-même. Comme si aucun récit humain ne pouvait se passer d'elle, de sa présence tour à tour irradiante, agaçante, sensuelle, paranoïaque, égoïste, courageuse, adorable. Comme si, au bout du compte, elle était la condition même de toute création : sans le corps de jeune fille, pas de corps du texte.
Cela commence donc par un matin profond, bleu, lustral, comme seule la Grèce antique savait en donner. Nous sommes sur un rivage inconnu, nous dormons d'un sommeil lourd, celui des naufragés qui ont perdu leur patrie, connu le fracas des combats et la caresse des nymphes : «C'est alors qu'Athéna, la déesse aux yeux pers, voulut pour ses desseins qu'Ulysse éveillé vît la vierge charmante.» Nous voilà au chant VI de l'Odyssée et la première jeune fille de la littérature vient d'entrer en scène.
Auparavant, Ulysse avait surtout fréquenté des épouses fidèles, des épouses infidèles, des déesses, des demi-déesses, des sorcières et même des sirènes. Le pire, c'est-à-dire la jeune fille, restait donc à venir. Elle s'appelle Nausicaa, elle est fille de roi et voudrait bien se marier. Autant dire qu'elle concentre, déjà, tous les traits distinctifs de celles qui lui succéderont : un mélange détonnant de bovarysme post-adolescent, de haute estime de soi, de conformisme social et d'audace déconcertante. Il y a déjà, chez Nausicaa, à la fois la jeune Emma noyée dans ses romans sentimentaux, la schizophrénie glorieuse de Chimène, la niaiserie sucrée de l'Agnès de l'École des Femmes, le conformisme hystérique des Jeunes Filles de Montherlant ou le courage chouan de Laurence de Cinq-Cygne dans Une ténébreuse affaire.
On comprendra, dans ces conditions, le désarroi de celui qui raconte la jeune fille, ou qui en est amoureux, ce qui revient au même. On ne sait jamais trop comment s'y prendre face à ces créatures polymorphes qui savent varier leur métamorphose avec une science innée et secrète, mystérieusement transmise de génération en génération, par un miracle renouvelé qui donne un air étrange de parenté à la Cassandre de Ronsard, à la Justine de Sade, à la Mathilde de Verlaine, à la Nana de Zola, à l'Albertine de Proust.
Ainsi, Ulysse sera le premier d'une longue lignée de déconcertés et Homère résume bien le trouble de cette rencontre inaugurale : «Le divin Ulysse émergea des broussailles. Sa forte main cassa dans la dense verdure un rameau bien feuillu, qu'il donnerait pour voile à sa virilité.» Nausicaa ne s'effraie pas, les vraies jeunes filles ne s'effraient jamais, ou alors elles font semblant : «Tel, en sa nudité, Ulysse s'avançait vers ces filles bouclées : le besoin le poussait... Quand l'horreur de ce corps tout gâté par la mer apparut, ce fut une fuite éperdue jusqu'aux franges des grèves. Il ne resta que la fille d'Alkinoos : Athéna lui mettait dans le coeur cette audace et ne permettait pas à ses membres la peur. Debout, elle fit tête.» Là, nous avons la jeune fille sous son meilleur profil, celui de l'énergie. Il y a des amateurs pour ce genre-là : Stendhal, par exemple, c'est évident, préfère Mathilde de la Môle à Madame de Rénal, voire Clélia Conti à la Sanseverina. Quant à Flaubert, quoi qu'il en dise, son coeur ne balance pas un seul instant entre Madame Arnoux et Salammbô, tout de même beaucoup plus troublante quand elle joue toute nue avec ses serpents sous la Lune.
Ulysse, lui, va essayer la flatterie, ce qui est une stratégie comme une autre : «Tu dois être Artémis, la fille du grand Zeus : la taille, la beauté, l'allure, c'est elle!» On dirait le Dom Juan de Molière, lui aussi un grand naufragé, avec ses petites paysannes ou Gabriel Matzneff, ivre du vin perdu et des lycéennes de Fénelon. Mais séduire une jeune fille réclame une foi sans faille, une ascèse de tous les instants et un goût certain pour la désillusion. Il y a de grands romans sur l'amertume bien particulière que procurent ces fruits trop verts et le désenchantement splendide de Proust en donne le plus beau témoignage, dans les premières pages d'Albertine disparue : «Certes, ce coup au cœur, on s'était promis de l'éviter, on s'était dit qu'on se quitterait bien. Mais il est infiniment rare qu'on se quitte bien, car si on était bien, on ne se quitterait pas.»
Avec Lolita, Nabokov, chasseur subtil de papillons, en épingla un de toute beauté. C'était en 1958, au grand scandale des bien-pensants, et le maître russe qui avait aussi une forte tendance à la taxinomie, le baptisa «nymphette». La nymphette est cette variante particulièrement cruelle de la jeune fille, qui fascine irrésistiblement par son magnétisme sexuel plus ou moins inconscient, son sadomasochisme mêlé de candeur, son instinct très sûr des points névralgiques du mâle d'âge mûr et, au bout du compte, sa formidable capacité à décevoir car on s'aperçoit bien vite que Lolita, ce n'est jamais qu'une Emma Bovary adolescente, c'est-à-dire un petit être égoïste qui ne sait pas ce qu'il veut. A l'enchantement succède la nausée, à la silhouette bronzée et gracile sur la plage succède la femme qui fait payer au prix fort son aspiration vague à un conformisme médiocre : pour Humbert Humbert, qui comme Ulysse, voulait simplement raconter des histoires, un rêve est passé et il ne reviendra pas. Des Jeunes Filles en fleur à la Lolita de Nabokov, il n'y a qu'un pas. Gilberte, Albertine et Lolita sont des sortes de sœurs jumelles, mais nées sous le signe du Scorpion. Elles ont cette capacité à être insaisissables, fluides, labiles, venimeuses et une manière unique d'apparaître en plein soleil, le corps résumé à quelques douces lignes de forces qui annoncent à la fois la chute et la rédemption.
Comment s'étonner, alors, de la colère de certains ? Humbert Humbert aurait pu se rappeler de Baudelaire, le Baudelaire impitoyable de Mon cœur mis à nu : «Une petite sotte et une petite salope ; la plus grande imbécillité unie à la plus grande dépravation. Il y a dans la jeune fille toute l'abjection du voyou et du collégien.» Beaucoup plus près de nous, les jeunes gens post-situationnistes de la revue Tiqqun ont eux aussi décidé d'en finir avec ce mythe qui fait tellement souffrir. Dans leur plaquette, Premiers Matériaux pour une théorie de la jeune fille, ils en font le symbole de l'économie spectaculaire marchande. Leurs aphorismes sont définitifs: «La jeune fille est la figure du consommateur total, et se comporte dans tous les domaines de l'existence en consommateur souverain», «La façon d'être de la jeune fille est de n'être pas» ou encore «Entre la jeune fille et le monde, il y a une vitrine. Rien ne touche la jeune fille, la jeune fille ne touche rien.»
Aimer Lolita ou aimer Nausicaa, «la vierge sans maître» est toujours une erreur. Pourtant, c'est cette belle et grande erreur qui fait les chefs-d'œuvre. Ulysse aux mille ruses, lui, reprendra son voyage, persuadé que la jeune fille fut infiniment plus dangereuse que l'amour de Calypso ou les sortilèges de Circé. Et c'est, ironie du sort, précisément pour cela que ses aventures prendront fin : sans jeune fille, plus de récit. Il ira sagement terminer sa vie près de Pénélope, à Ithaque. Il arrêtera de raconter des histoires. Il oubliera Nausicaa, enfin. En fait, il ne l'avouera pour rien au monde, mais parfois, en regardant la mer, il s'ennuiera un peu.

Jérôme Leroy (Le Figaro, SD)
(merci à ALG)

Pourquoi il faut voter KALACHNIKOV ou GOULAGUISATION

Pour permettre à Laurence et François de vivre leur amour au grand jour. Comme on est sympa, si c'est la goulaguisation qui gagne, on les y enverra aussi et ensemble. Si c'est la kalach, on trouvera bien une solution.

[Photo volée chez Your dog, qui l'a lui-même volée sur le blogue d'un journaliste néolibéral avec accent du sud.]

Déjà 12 votes, sinon, pas mal. Continuez Miaou. Pan! si vous voyez ce qu'on veut dire.

Pourquoi il faut boire du vin naturel (1)


Souvenez-vous, c'était vers 1952 ou 1987, vous étiez enfant, vous disiez c'est pas bon [les rognons les poissons panés, l'huile de foie de morue], c'est pas beau [le Sacré-Cœur, un Bernard Buffet, les pattes d'eph']. Votre père ou votre mère vous reprenait: on ne dit pas c'est pas bon/beau, on dit je n'aime pas. Vous mainteniez. En fait, vous étiez comme Robert Parker.

En 1982, Robert Parker trouve la cuvée de vins de Bordeaux (pomerol, précisons) particulièrement à son goût. Comme vous enfant, il dit c'est bon. Il le décrète. Depuis, il ne veut d'ailleurs boire que du bordeaux 1982. Robert Parker étant un garçon influent, à défaut d'être modeste, depuis, le monde entier boit du bordeaux 1982. Mais nous sommes en 2007 (c'est bien ça? je me perds parfois dans ces dates de science-fiction), pas en 1982. En fait, le monde entier ne boit pas du bordeaux 1982, mais du bordeaux parkérisé. C'est-à-dire pas du vin, mais un breuvage rouge surtravaillé dont le goût varie à peine d'une année sur l'autre et qui plaît à Bobby P. Ne pas surprendre, être bien noté par Bob P., voilà les impératifs du pinard postmoderne. Qui bousille l'estomac et triple les ventes de Nurofen (industries viticole et pharmaceutique, même combat? nous tenons peut-être une piste).

Citons Sébastien Lapaque: On attend le jour où ils exigeront un vin mondialement uniforme conditionné en canettes aluminium. Un vin de la Victoire, comme le "gin de la victoire" que savoure Winston Smith à la fin de 1984. On se souvent des mots avec lesquels Orwell commente la résignation de son héros, à la dernière ligne de son roman: "Il aimait Big Brother."

Ici, nous aimons le vin, nous aimons la surprise, nous aimons nous réveiller frais, pouvoir faire l'amour au petit matin après une cuite monstrueuse, bavarder devant un café qui n'est pas nécessité mais plaisir, reboire le lendemain et danser des slows sur C. Jérôme, bloguer sans migraine, sourire au kiosquier en achetant L'Huma.
Voilà pourquoi nous buvons du vin naturel. C'est-à-dire du vin.

[Sébastien Lapaque, Le Petit Lapaque du vin des copains, Actes Sud]
[Cave de l'insolite, 30 rue de la Folie-Méricourt, 75011 Paris]
[Un post de Coco des bois sur le sujet]

samedi, octobre 06, 2007

Scopitone éducatif



PC: dernière minute, nous apprenons par Valdo que Libé va devenir plus fun et plus optimiste, plus à donf dans l'époque t'vois.
Quant à moi, après avoir acheté le torchon en question [et même l'avoir lu] parce que mon kiosquier chéri était en rade d'Huma parce que vous comprenez ça part vite [j'aime mon quartier, je ramasse] vous voulez pas Charlie [non, je ne veux pas Charlie, mon chéri, Charlie est dirigé par Philippe Val et je pisse sur les godasses de Philippe Val, l'homme qui met sa langue dans la bouche de Laurence Parisot], notamment [je fais comme s'il n'y avait aucune digression dans ce post] la quatrième assez rilaxe-coule sur les états d'âme du couperosé à l'Expulsion massive, qui est un sensible, en fait, et doit se gaver de coquetèles vodka-xanax pour ne pas piauler sa mère paske son poste il est délicat, comme lui, comme une chanson d'amour de Michel Sardou, comme un blogue de fafounets rurbains, comme un kto dans la teuci devant une famapouale [on y reviendra], comme Robert Parker dans un laboratoire bordelais, j'ai [je continue à ignorer les digressions, tout tiendra en une seule phrase] eu envie de lui faire subir le même sort qu'à un roman de fraidvargasse ou de didié déninx.
Mission accomplie.
Dans le scopitone ci-dessus.

PPC: mon kiosquier n'avait pas non plus le numéro spécial de Huma sur le Che. Alfredo? Vous savez ce qu'il vous reste à faire?

NE BOUGEZ PLUS !

Dans quelques minutes, un scopitone improbable à caractère borderline et pornographique mettant en scène des famapouales attachées et des animaux.

DÉMOCRATES ! (2)

Électeur serein

Climat serein

Ouvrière chinoise sereine

Esclavagiste en berline haut-de-gamme sereine

Bonjour,
comme vous avez pu le constater si vous êtes connectés en permanence sur ce joli blogue, ainsi que ses administrateurs vous le recommandent gentiment mais fermement, un nouveau sondage est en ligne.

En voici l'objet:

Comment assurer un climat serein avec le Medef dans les prochaines négociations entre partenaires sociaux afin de réduire les salariés en esclavage? Trois solutions vous sont proposées démocratiquement, comme d'habitude. (Le choix de la première solution vous conduira néanmoins à des représailles féroces et cruelles)

En voici les propositions démocratiques:
  • Un syndicat kouyemolle genre céeffedété
  • Une kalchnikov
  • Une goulaguisation massive des patrons du CAC 40
NB: Les chats étant grâce à vous toujours vivants, nous avons toujours la possibilité de les exécuter. Férocement et cruellement. Donc soyez gentils, faites comme le monsieur de la photo: votez sereinement.

Comment réguler l'économie de marché, en attendant de la détruire, pour que le patron cause meilleur au salarié?




Bien sûr, bien sûr, la Kalachnikov est classique, élégante, toujours d'actualité. La grenade, comme le coquetèle molotov sont ludiques, et romantiques. Mais nous ne cacherons pas notre préférence pour le LRAC(lance-roquettes anti-chars) souvent confondu avec le bazooka par les ignorants. Moins lyrique, le LRAC a néanmoins fait ses preuves sur les berlines allemandes haut de gamme dans lesquelles les esclavagistes aiment se rendre à des tables rondes. Le LRAC sera ainsi un argument convaincant lorqu'on parlera des privatisations, de la flexibilité et des délocalistions. Un LRAC peut faire beaucoup pour les conditions de travail. Au fond les patrons sont des gens raisonnables. Ils n'aiment pas qu'on abime leurs voitures. Surtout quand ils sont dedans.

DÉMOCRATES !

Camarades vous avez massivement voté tout court mais surtout en faveur du poutche maoisto-chaviste de la MR afin de mieux résister aux fafounets de la rurbanisation (et à la généralisation du novlangue en politique, dans l'éducation nationale et la vie en général), alors malgré une sévère gdb dûe à une surconsommation hier de vin non-naturel (punition orgasmique: j'ai trois jours pour apprendre par cœur Le Petit Lapaque du vin des copains et le réciter dans le plus simple appareil [tanga La Perla] à mon geôlier) je vous félicite même si c'était la moindre des choses. En outre, vous avez ainsi sauvé des vies: la vôtre et surtout celle de Calypso et Dinah.
Vive le poutche!
Vive les chats vivants!
À bas les fafounets de la rurbanisation, les ktos dans la teuci et les kouymolles filandreuses!

Pour la carte bleue de la balle dans la tête et le laogaï, merci de nous envoyer un rib et vos coordonnées à l'adresse suivante: les.moissonneuses@hotmail.fr
Cordialement
JSA et ASG

pc: le tanga La Perla que j'ai trois jours pour me procurer est à moins 40% ici. Faites un don. En taille 36.

vendredi, octobre 05, 2007

Camarade, la presse du Parti, elle a besoin de toi


  • Viva Guevara
    accompagné du DVD : Parlez-moi du Che
    un film de Pierre Richard et Jean Cormier
    et d’un poster inédit de Mustapha Boutadjine
Depuis son assassinat en Bolivie par les militaires boliviens et la CIA, le 9 octobre 1967, Ernesto Che Guevara hante les consciences. Au-delà des clichés, Che est toujours là. Mais que recouvre cette omniprésence à l’heure où la marchandisation et la (sur)médiatisation tendent à offrir une image aseptisée ou déformée d’un révolutionnaire hors norme ? Que reste-il aujourd’hui des engagements, de l’internationalisme, des discours et des valeurs du Che ? L’Humanité est repartie sur les traces d’Ernesto Che Guevara en éditant ce hors série exceptionnel intégralement consacré à sa vie, à ses luttes et à ses oeuvres. Cet événement éditorial de 84 pages paraît aujourd’hui dans les kiosques. Il revient sur la trajectoire d’un homme qui a marqué de son empreinte l’histoire de son temps, en donnant la parole à des témoins privilégiés. On découvrira dans ce numéro des entretiens exclusifs : son compagnon de jeunesse, Alberto Granado, avec qui il a entrepris un voyage « initiatique » à travers l’Amérique latine, des guérilleros qui ont combattu avec « le Commandante » dans la Sierra Maestra cubaine, au Congo ou en Bolivie, des proches comme sa fille Aleida Guevara… Des artistes tels que le réalisateur Walter Salles ou l’acteur Pierre Richard, et de nombreux intellectuels nous livrent également leur regard sur la représentation et l’apport du Che dans le monde contemporain. Che est toujours vivant.
Source: L'Humanité

"Éditrice accompagnant sa traductrice au prix Maurice-Edgar Coindreau"

POURQUOI IL VOUS FAUT CE LIVRE ?


Parce que vous aussi, vous aimez les bons livres bien traduits. Et les chats vivants.
Sortie le 7 novembre.
On en reparle.

NB: le traducteur mentionné sur le post qui précède (Le Crépuscule des stars) a dirigé le présent ouvrage. Que vous êtes donc doublement priés de vous procurer.

Courrier des lecteurs, promesses et roman noir

Bonjour.
Commentant ce post, un lecteur nous promet: "La prochaine fois, si vous mettez NéO, je prends ma carte du PCF."

Le Crépuscule des stars, de Robert Bloch (l'auteur de Psychose, entre autres) est un NéO. C'est aussi un chef-d'œuvre, roman préféré de Bloch qui déclarait à Polar en 1979: « Si je ne devais pas gagner ma vie en faisant peur aux gens, c’est ce genre d'histoire que j’écrirais. »

Nous vous recommandons cependant de ne pas acheter ce livre. Pas tout de suite. Attendez mars. Soyez patients, vous avez énormément de choses à lire d'ici-là. Nous vous aiderons à patienter. Ne vous privez pas d'une traduction excellemment révisée, d'une préface du premier éditeur, et d'une couverture noire et sequesie. On en reparlera, c'est une promesse.

À propos de promesse, cher lecteur, nous attendons ton soutien à MARCHAIS 2012.
Bonne journée.

Communiqué

Avant mon arrestation imminente par le Culpet (Comité uni des lecteurs de polars ét[h]iques) je vous signale qu'il y a une expo de photos de Patrick Bard consacrée aux routes du Che.
Vernissage le jeudi 11 octobre, à partir de 19 heures, à Central Color
10, rue Pergolèse, Paris XVIe
Allons-y, camarades.



Asile politique, s'il vous plaît.

Scopitone...



Qui m'offre l'asile politique?

jeudi, octobre 04, 2007

Nous sommes (tous) une légende

Bonsoir. Au même titre que Fahrenheit 451, Le Vent de nulle part, Les Contrerimes, Ubik, 1984, Fatale, Le Grand Môme, Les Enfants tristes, La Fille de nulle part, L'Enfant, Adios Shéhérazade, Les Métamorphoses, Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous, Drive, Des fleurs pour Algernon, Hourra l'Oural, Le Dahlia noir, Tendres Stocks, Ainsi vivent les morts, J'étais Dora Suarez, À quatre mains, Le Crépuscule des stars, Tokyo-Montana-Express, La Bible, La Vierge de glace, La Possibilité d'une île, Demain les chiens, L'Odyssée, L'insurrection qui vient, Sylvia, Soleil vert, L'Adversaire, La Guerre civile en France, Delirium Tremens, Lointain Intérieur, La Moisson rouge et deux ou trois mille autres, Je suis une légende, de Richard Matheson (qui est aussi l'auteur du sublime Jeune homme, la mort et le temps) est l'un des livres préférés des Moissonneuses. Il a inspiré deux films, un troisième sera sur les écrans d'ici peu. On en a entendu du bien. Tant mieux. Sera-t-il christique et mélancolique comme The Omega Man ou un éloge tragique de l'altérité comme le livre?
Lisez Je suis une légende, regardez The Omega Man.
Une photo dédicacée des Moissonneuses, de Georges Marchais ou d'Hugo Chavez, ou bien les trois, à qui nous offrira l'édition en photo plus haut.
Nous vous aimons, sinon.

Caviar noir (2)

Plus ancien (1981) et remarquable, nous recommandons sans réserve Exit, de Paul Clément, perle noire manchettienne qui a le bon goût de ne compter que 128 pages.

Extrait: "J'ai regardé le ciel. Le cercueil avait disparu sous la terre. J'ai encore regardé le ciel, pas très fier de moi, et je me suis dit: pourvu que le crépuscule arrive et que je me perde dans un bal au milieu des filles."

La quatrième de couverture est alléchante aussi, allez donc la lire vous-même dans une librairie, conservez ensuite le livre entre les mains, enfin achetez-le ou volez-le.

[Paul Clément, Exit, Folio]
PC: grand merci à HD. Nous parlerons ici bientôt d'un certain festival.

Caviar noir


Deux des auteurs préférés de la MR publient ce mois-ci. Si vous n'avez pas lu Ken Bruen, si vous n'avez pas lu James Sallis, c'est le moment de s'y mettre. On en a déjà parlé et on va continuer.
Une photo dédicacée de Georges Marchais ou d'Hugo Chavez sera offerte pour tout compte rendu de lecture envoyé aux moissonneuses. Ca ne se refuse pas.
Le Dramaturge de Ken Bruen
Cripple Creek de James Sallis
Les deux, à la Série Noire

Capitalistes post-modernes et salopards très contemporains


Si vous croisez ces enfoirés, crachez leur à la gueule, et, éventuellement, urinez sur leurs pompes.
Le premier s'appelle Noël Forgeard, il a coulé Airbus mais s'est goinfré en revendant ses stocks options avant que l'action ne s'écroule en mars 2006. L'enflure, tout en prévoyant un plan de licenciement concernant 10 000 personnes, a empoché 10 millions d'euros au bas mot. Ça s'appelle un délit d'initié. Ça s'appelle être un enculé.
Le second, c'est Denis Gautier Sauvagnac et il est numéro 2 du MEDEF, patron de la puissante UIMM (fédération patronale de la métallurgie). Il s'est comporté en employé indélicat et a piqué dans les caisses plus de six millions d'euros. Mais comme il y a présomption d'innocence, il est toujours chargé des négociations avec les partenaires sociaux sur le nouveau contrat de travail. Il risque de sentir le vomi de syndicaliste s'il s'obstine. Mais Gautier Sauvagnac puait déjà beaucoup.
Sinon, nous proposons ici une autorité de régulation du marché, qui a fait ses preuves il y a quelques dizaines d'années et qui nous semble plus efficace que la COB.

"Le Chemin de la Rédemption" (1)



"Éditrice accompagnant son auteur au Goncourt"

"Auteur Syros rencontrant un lecteur"


[Jérôme Leroy, La Grande Môme, Syros]
[Non, je ne prête pas mon exemplaire, achetez, volez, lisez]

Le plaisir et les jours...



...et le sexe, le Temps et la révolution.

mercredi, octobre 03, 2007

La métaphore exacte (3)

"Mur jaloux [...], pourquoi t'opposes-tu à notre amour? Que t'en coûterait-il de permettre à nos corps de s'unir tout entiers, ou, si c'est trop demander, de t'ouvrir assez pour que nous échangions du moins nos baisers? Cependant, nous ne sommes pas ingrats; c'est grâce à toi, nous l'avouons, que nos paroles ont pu se frayer un passage jusqu'aux oreilles de l'être aimé."


[Ovide, Les Métamorphoses, Livre IV, 72-98]

Propagande, hyperliens, etc. (2)

Nous recevons, à propos de ce post, le commentaire suivant:

"[...] Wikipedia n'est pas une entité pensante au service d'un complot nébuleux. C'est une interface permettant de partager de l'information (pas des faits), avec tous les biais que celà peut comporter. Il est donc prévu que des individus vont accoucher de textes incohérents, mal référencés et totalement partiaux. Le principe c'est que le suivant peut améliorer le texte [...]. En somme au lieu de pondre une critique stérile d'un article embryonnaire effectivement mauvais sur votre blog pour un nombre limité de personnes, modifiez donc l'article sur wikipedia en citant vos références et en expliquant la structure de votre propos sur la page de discussion."

Et là je réponds: non, je n'irai pas modifier l'article (en ligne depuis un moment, m'a signalé ma camarade Rubia qui était déjà tombé dessus et qui n'est une communiste échevelée mais juste une personne qui, comme nous tous, a été à l'école).

[Ouarning, la suite est odieusement simplificatrice, il ne s'agit que d'une réponse à un commentaire.]

Pourquoi? Parce que je ne suis pas historienne, parce que cette possibilité que le pékin moyen (ou pas, d'ailleurs) puisse aller réviser l'histoire m'effraie, autant que le fait que Wikipédia serve de référence, d'ailleurs. En tout cas en matière historique.
Parce que c'est comme déboulonner les plaques des morts.
Parce qu'on en arriverait à faire le boulot de Winston Smith — ce dont la mairie de Levallois, entre autres, ne se prive déjà pas. Et que Wikipédia est, non pas "une entité pensante au service d'un complot nébuleux" (je suis parano mais pas à ce point), mais une extension de TF1 alimentée par des "historiens" de cuisine et des réviseurs professionnels à destination d'un public pas forcément éclairé. Mais ça n'engage que moi.

J'ai modifié un article et je m'en suis presque voulu. Après tout, quelle importance de savoir si JPV est né à Toulouse ou l'a libéré? Hein? On s'en fout, non? Non. Ce n'est pas seulement une information, c'est une partie d'un fait.
Un fait n'est pas donné, c'est une construction historique issue d'informations. Balancer une information erronée sur une "interface permettant de [la] partager" revient à rendre cette construction impossible ou à la biaiser d'avance, à confondre l'information et son interprétation. Et à démolir le boulot des historiens, qui, eux, ont la légitimité et la capacité, précisément, d'interpréter les informations pour bâtir des faits, qui, ils l'admettent eux-mêmes, peuvent être réfutés, ajustés, reconstruits — par eux ou d'autres (lire les Douze Leçons sur l'histoire d'Antoine Prost [Points Seuil]). On appelle ça le sens critique.

L'histoire est mouvante, plastique, mais pas d'une façon wikipédiesque, qui ne donne pas matière à penser. Surtout pas. Et ôte tout sens critique. L'histoire n'est pas un jeu ("Il est donc prévu que des individus vont accoucher de textes incohérents, mal référencés et totalement partiaux. Le principe c'est que le suivant peut améliorer le texte.").
On en est arrivé au stade: "c'est sur internet donc c'est vrai." C'est à la télé donc c'est vrai. Petite citation trouvée dans une copie d'élève par un enseignant de ma connaissance: "Ma mère a peur, avec tout ce qui se passe à la télé."

Voilà pourquoi je préfère me contenter de "pondre une critique stérile d'un article embryonnaire effectivement mauvais sur [notre] blog pour un nombre limité de personnes" et que je n'irai pas "modifie[r] [...] l'article sur wikipedia en citant [mes] références et en expliquant la structure de [mon] propos sur la page de discussion."
Et puis je vais me remettre à l'histoire, au lieu d'en faire une obsession.
Merci, en fait.

PC: Dieu merci j'ai rédigé mon mémoire à une époque où Wikipédia n'existait pas.
PPC: sinon, Wikipédia c'est bien pour savoir si c'est Guy Mardel ou Alain Barrière qui a chanté en premier "N'avoue jamais". Quoique.

En complément, le texte d'une pétition rédigée par des historiens contre la récupération politique de l'histoire. Ça date de 2005, Sarko n'avait pas encore connaissance de la lettre de Guy Môquet, il ne versait pas encore de larme Actor's Studio sur "Le Chant des Partisans". Les historiens, eux, s'inquiétaient déjà.

[Précision: les passages en rouge du texte viennent illustrer ce qui précède, le reste est intéressant, point barre.]

Liberté pour l'histoire

Émus par les interventions politiques de plus en plus fréquentes dans l'appréciation des événements du passé et par les procédures judiciaires touchant des historiens et des penseurs, nous tenons à rappeler les principes suivants :

L'histoire n'est pas une religion. L'historien n'accepte aucun dogme, ne respecte aucun interdit, ne connaît pas de tabous. Il peut être dérangeant. L'histoire n'est pas la morale. L'historien n'a pas pour rôle d'exalter ou de condamner, il explique. L'histoire n'est pas l'esclave de l'actualité. L'historien ne plaque pas sur le passé des schémas idéologiques contemporains et n'introduit pas dans les événements d'autrefois la sensibilité d'aujourd'hui.

L'histoire n'est pas la mémoire. L'historien, dans une démarche scientifique, recueille les souvenirs des hommes, les compare entre eux, les confronte aux documents, aux objets, aux traces, et établit les faits. L'histoire tient compte de la mémoire, elle ne s'y réduit pas.

L'histoire n'est pas un objet juridique. Dans un État libre, il n'appartient ni au Parlement ni à l'autorité judiciaire de définir la vérité historique. La politique de l'État, même animée des meilleures intentions, n'est pas la politique de l'histoire.

C'est en violation de ces principes que des articles de lois successives ­ notamment lois du 13 juillet 1990, du 29 janvier 2001, du 21 mai 2001, du 23 février 2005 ­ ont restreint la liberté de l'historien, lui ont dit, sous peine de sanctions, ce qu'il doit chercher et ce qu'il doit trouver, lui ont prescrit des méthodes et posé des limites.

Nous demandons l'abrogation de ces dispositions législatives indignes d'un régime démocratique.

Jean-Pierre Azéma, Elisabeth Badinter, Jean-Jacques Becker, Françoise Chandernagor, Alain Decaux, Marc Ferro, Jacques Julliard, Jean Leclant, Pierre Milza, Pierre Nora, Mona Ozouf, Jean-Claude Perrot, Antoine Prost, René Rémond, Maurice Vaïsse, Jean-Pierre Vernant, Paul Veyne, Pierre Vidal-Naquet et Michel Winock

Pétition parue dans Libération le 13 décembre 2005

mardi, octobre 02, 2007

Non, rien

Tiens, je viens de retomber là-dessus, du coup je crois que je vais me lire bientôt un Taillandier.
Alfredo, c'est vous qui avez le premier, non?

Lionnes dipsomanes













À gauche, un rhum authentiquement agricole dont la production n'entraîne donc nul dommage sur l'environnement. Les seules ressources naturelles exploitées sont des êtres humains, mais on va pas piauler sur trois Dominicains, non?

À droite, un célèbre café parisien jadis bien fréquenté auxquels nous tenterons ce soir de redonner ses lettres de noblesse. Je prends mon appareil photo en cas de baston avec des mécheux ou des touristes.

Nos fondamentaux (3)*

*Et seulement par Courbet, dont, c'est une promesse, nous irons voir l'expo (entre deux bonnes baises et une révolution).

lundi, octobre 01, 2007

En quelques mots...

Nous parlons régulièrement sur ce joli blogue des "KTOs dans la teuci". Les KTOs dans la teuci, comme le rappelait mon exquis camarade de jeux, "représentent ici une appellation d'origine contrôlée, en gros elle recouvre ceux pour qui le catholicisme est le masque de leur extrême droitisme". ["le plus crétin", ajouté-je, pour me faire mal voir.]
Ainsi, par exemple, ni la Rubia ni H82 ne sont des "KTOs dans la teuci". Loin de là. Car contrairement à eux, elles sont catholiques et aiment les corps, les oxymores et la variétoche, c'est-à-dire le sexe, la pensée et la vérité. Comme nous. Comme vous.
Nous les/nous/vous aimons.

La belle histoire


Courbet est un des peintres préférés des Moissonneuses. Il a été communard et obsédé par le sexe des femmes. Cela en dit assez sur le crédit qu'il faut lui accorder. Un des tableaux complémentaires de son "Origine du monde", post récurrent ici autant pour sa crudité érotique que sa vérité métaphysique, vient de réapparaitre miraculeusement, après avoir été la propriété d'un collectionneur juif hongrois, puis raflé par les nazis, récupérés par des soviétiques qui le donnèrent en paiement à un médecin slovaque dont les descendants se sont fait connaître. Comme 'L'origine du monde", cette "Femme nue couchée" de 1862 représente l'après d'une bonne baise. Il faut imaginer Courbet crayonnant ce corps endormi, pour rajouter le plaisir au plaisir.
Aimons le sexe et la révolution: à part ça, rien n'est important. Rien. Vraiment.
ps: le tableau sera bientôt visible au Grand Palais(cf Le Monde, jeudi 27 octobre)

Moi non plus...


... je ne pourrai plus jamais rentrer à la maison.
Parce que je suis amoureuse...

... du chef de la bande.


[Camarade VA33, pourriez-vous me redonner l'adresse du site où je peux fabriquer des players pour passer du Frank Alamo plus sobrement? Merci d'avance]

Time

Soit il se met de notre côté...... soit nous lui envoyons l'amour, l'espoir, la beauté...... et l'Histoire.
Comme d'habitude, ce n'est pas une menace, c'est une promesse.

Πύραμος καὶ Θίσβη (2)

Une légère fente s'était produite autrefois, dès le jour de la construction, dans la muraille commune à leurs deux maisons;
personne, pendant une longue suite de siècles, ne n'était aperçu du dommage;(mais que ne découvre pas l'amour?) vous fûtes les premiers à la voir, jeunes amants;
elle servit de passage à votre voix; par là, vos tendres propos, tout doucement murmurés, arrivaient sans danger
à leur but.

[Ovide, Les Métamorphoses, Livre IV, 46-71]

La métaphore exacte...


.....de l'amour aux temps des blogs, c'est le mur de Pyrame et Thisbé.

Propagande, hyperliens et associations libres


Alors donc ce ouiquènde j'avais le plaisir d'accueillir une camarade universitaire du Nord (salut rouge C.), qui me racontait, atterrée comment, dans les bibliographies des mémoires de DEA [pardon mais j'ai fait mes études à une époque où ça s'appelait comme ça et de toute façon je ne vaux rien, je me suis arrêtée en maîtrise, et d'histoire, pour aggraver mon cas], figurait Wikipédia. Oui. Wikipédia, l'outil de propagande balkanyste, le truc sur lequel j'ai rectifié ni vu ni connu je t'embrouille le lieu de naissance d'un mien parent, le machin démocratique — je rappelle que sarqueausie (vivement la journée sans qu'on en reparle un peu) est arrivé au pouvoir démocratiquement — informe qui fait de nous des encyclopédistes, des sources de savoir, des grands prêtres du fait. Oh yeah. Toi aussi humain viens prémâcher l'information, divulgue-la ainsi, tu aideras ton semblable qui n'aura plus alors à l'agréger à d'autre et à la métaboliser, épargne-lui l'oxymore et le jeu de la pensée. Amen.

Que disais-je?
Ce matin, après une brève nuit et une centaine de pages orwelliennes, allez savoir pourquoi, je tape "Laurence Parisot" sur gougueule. Que trouvé-je? Pas grand-chose sur les premières pages, car LP est belle, moderne, aime bien Ségolène Royal et est un modèle pour les chiennes patronales dont je suis.
Ah, si, quelque chose m'attire l'œil, . Olivier Bonnet, ce chenapan qui n'apprécie pas à leur juste valeur les chiennes patronales raconte:
"Émouvant pas de deux à l'université d'été du Medef, entre sa présidente Laurence Parisot et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. 'Les résultats sont là : la France participe à la mondialisation depuis longtemps avec un succès indéniable', se félicite le second. 'Les Français ont compris que barrer la route à la mondialisation est impossible', lui fait écho la patronne des patrons. Voilà qui est bien typique du discours parisotien : l'affirmation gratuite."

Psychanalyse, mon amour, associations libres et hyperliens, xanax, taper gougueule "europe monnet", tomber ouiquipédia, cliquer et lire aucune responsabilité dans plan marshall, cliquer plan marshall, cliquer critique et... éprouver l'ardente nécessité de prendre un bain, fumer une cigarette, et cracher fissa à la gueule du télécran.

Car voici ce que dit la rubrique "critique du plan Marshall" de Big Wikipédia Brother:

"Des critiques du plan Marshall ont été avancées par des historiens révisionnistes [adj. non-connoté] ou communistes [et probablement porteurs de maladies vénériennes] pendant les années 1960 et les années 1970. Leurs affirmations [un historien affirme, donc...] étaient que le plan économique américain était impérialiste, et visait à satelliser l'Europe de l'Ouest en face de l'Europe de l'Est des Soviétiques [ah, on comprend maintenant pourquoi ces affirmation émanent d'historiens communistes, ok, merci]. Cependant par définition [définition de quoi?] un pays place ses capitaux là où cela peut servir ses intérêts [donc les états-Unis avaient intérêt à placer leurs capitaux en Europe, CQFD, merci l'auteur], et par ailleurs aucun pays européen n'a été mis en demeure* d'accepter ce plan.

Les critiques des années 1980 précisent [obligez l'auteur de l'article à expliquer l'emploi du verbe "préciser". Oui, sous la torture] que la croissance de nombreux pays européens avait été rétablie bien avant l'arrivée à grande échelle de l'aide provenant des États-Unis, et était même rapide chez certains destinataires. Tandis que le plan Marshall soulagea les premières difficultés et le rétablissement des secteurs principaux, [là, attention, l'auteur va faire une concession à la réalité] la croissance d'après-guerre était en grande partie un processus indépendant [c'est fait, maintenant reprenons]. La première personne a faire cet argument était l'historien économique Alan S. Milward [pour ouiquipédia, on "fait un argument" comme on "fait caca"]. Les socialistes européens affirmèrent le fait qu'un montant équivalent d'argent de reconstruction pourrait avoir été obtenu en nationalisant les possessions de riches Européens qui ont déposé leur argent aux banques des États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale [lisez attentivement cette phrase en novlangue et réécrivez-la en français]. Une telle spoliation aurait cependant été contraire à l'article 17-2 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui pose le principe du droit de propriété (celle-ci étant définie comme le droit d'user et d'abuser de la chose possédée, et n'aurait donc eu aucune base juridique ni morale). [doit-on ici vraiment se fendre d'un commentaire?]"

* Les italiques sont dans le texte.

La construction de cette bouse textuelle, outre ses aberrations syntaxiques, est proprement hallucinante. Tout y est spécieux. De l'utilisation de l'italique aux articulations "logiques" (haha) et au choix des termes, nous tenons là un authentique exemple de propagande capitaliste. De brouet idéologique. De collection d'affirmations gratuites.
De parisotismes, en fait.
Finalement, comme d'habitude, tout se tient.

Soutenez Marchais 2012.

pc: il faut que j'y aille, là, j'ai un travail, en fait, donc plus d'illustrations et des corrections dans la journée.

香格里拉县

Moi aussi j'aurais bien aimé être une fille en robe droite dans les années 60 et chanter dans un groupe qui porte le nom d'une vallée perdue aux confins du Tibet (ou quelque chose d'approchant).
Je signale que le titre (sublime) de cette chanson (sublime) est Remember (Walkin' in the sand).

[Alfredo, seriez-vous assez aimable pour demander à vos amis sinophiles si le titre de ce message est exact? Merci.]


Scopitone autoérotique


Oui mais non, Serge, tu sais que rien n'est possible entre nous.

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