Cette vanité* restitue une partie des billets ayant été publiés sur le site Les Moissonneuses, créé le 1er août 2006 par Jenny Suarez-Ames et deux copines (Kelp et La Rubia, semblerait-il), puis co-administré — si j'ai bien compris — à partir d'août 2007 par le colonel Alfredo Smith-Garcia, qui vaporisa l'ensemble le 23 janvier 2009.
Certains billets sont bien complets de leurs commentaires, mais la plupart, non : on a fait avec ce qu'on avait.
Comme je suis une truffe en informatique, la mise en page est parfois bousculée, différente de celle d'origine. Si certaines images manquent, c'est qu'elles ont disparu des serveurs qui les hébergeaient. Quant aux liens internes des messages, la plupart ne fonctionnent évidemment plus.
Mr Paic-Machine nous signale aimablement que l'on trouve d'autres archives des Moiss' .

* Les mots en italiques sont dus à l'intelligence de l'Anonyme historique d'autres blogues, fruits plus ou moins ancillaires des Moissonneuses.

vendredi 5 février 2010

Octobre 2006

mardi, octobre 31, 2006

Postemaurtème (dédikaïtide tou souris sodomite)

Les femmes et les portes (dedicated to Mau-Mau)

Matinale


Alors Jenny, matinale pour une fois un jour ouvré, est très, très contente. La Moisson prend forme, les auteurs sont aussi enthousiastes que les Moissonneurs (concession zemmourienne) et les Shangri-Las chantent the Leader of the Pack juste pour nous.
Que viva la Moisson onusienne et chaviste !
Donc pour résumer, ça va bien.

lundi, octobre 30, 2006

Génocides

J'avoue, je ne vais pas souvent au théâtre. J'avoue, les deux dernières fois je me suis endormie. J'avoue, souvent je pense plus à mes genoux coincés ou à mes fesses endolories qu'à ce qui se passe sur scène. Mais pendant Une bête sur la lune, non.
Tu restes vigilant, "comme un sismographe sensible aux émotions souterraines", dit L'Huma. Oups, j'ai encore été komunist.

Synthèse de l'expérience nocturne

Entoure-toi d'un insatisfaisant entourage. Rien de précieux. À éviter. Jamais de cercle parfait, si tu as besoin de stimulation. Plutôt demeure entouré d'horripilant, qu'assoupi dans du satisfaisant.

Nobody expects the Spanish Inquisition



Et pourtant. Ceux qui n'étaient pas là ce dimanche soir ont raté une bataille épique où les chavistes ont falli se faire dégommer à coups de bénitier. On a eu super peur, souris sodomite a failli mourir et puis finalement non, après ils ont essayé de buter Alfredo qui a juste eu le temps de se planquer dans l'asile politik et Jenny s'est limite fait noyer dans l'eau bénite. Tout ça pour dire qu'on a eu sacrément la trouille. Quelques images pour le repos des guerriers.

Asile politique bis





Une première chez les Moissonneuses, la découverte (sans vraie surprise) qu'on pouvait se faire censurer pour ses idées et sans le moindre gros mot, même pas un innocent dan tont ku alors que c'était tentant. Alors on fait quoi ? On ignore, on danse, on continue à moissonner librement et on se jette un verre de Zéro dosage.

dimanche, octobre 29, 2006

Au repaire des freaks











Amis freaks, extraterrestres, chavistes, polardophiles, dub/pop/rockophiles et j'en oublie, ce blog est votre asile politique.

Ceux par qui le scandale arrive

Moissonneuses, public chéri mon amour, nous devons nous mobiliser pour sauver la blogosphère vouyoute et libertaire en danger. Ainsi chez Mau-Mau s'est manifesté un monsieur qui accusait le tenancier de ce joyeux bordel d'encourager ces feignasses de Français à ne pas travailler. Ailleurs, nous étions des maostaltroskos, en tout cas de mauvaises gens, des infréquentables (TM Bultô ô Rôcher), des promoteurs du mass murder foetal et des bien pensants anti peine de mort, de bons hyperbobos à tendance gauchisante et manichéenne. Soyons premier degré, organisons la lutte. Vous êtes donc tous invités à l'inauguration du goulag le plus hype de France, dont les occupants seront abreuvés de Villageoise et forcés de lire Marie Iguins Clarque, Marque Laivi, Flaurien Zailèrre et Kristinne Engau, tandis qu'ils récolterons pour nous les raisins de la Dilettante.


Péhesse : chères coadmnistratrices blablabla.

Cherchez l'intrus






La psychanalyse est un procédé médical qui tend à la guérison de certaines formes de nervosité (névroses) au moyen d'une technique psychologique. [...] Comme exemples de formes de maladies qui sont accessibles à la thérapie psychanalytique, on peut nommer [...] les innombrables symptômes de la névrose obsessionnelle (représentations compulsionnelles, actions compulsionnelles).

Humeur dominicale


Qu'on m'explique ce qui me pousse, un dimanche matin au réveil, à aller m'énerver toute seule dans la cathoblogosphère au lieu de lire Le Crépuscule des stars.
Tomorrow, another day at the office.
Et voilà, c'est gagné, malgré l'écoute en boucle des Shangri-Las, je suis énervée.
Il n'y a personne sur ce blog ou je rêve ? On est dimanche et vous déjeunez en famille ? Vous cuvez béatement le vin de la veille ? Vous êtes très énervés aussi et chargés aux benzos du coup ? Vous battez le record de la grasse matinée ? Vous avez une vie sociale ? Vous pouponnez vos neveux ? Vous écrivez ? Vous lisez ? Vous voyagez ? Vous bossez ? Vous avez mangé votre ordinateur ? Vous écoutez du dub ? Vous rendez visite à vos beaux parents (TM) ? Vous achetez des hamsters quai de la Mégisserie ? Vous avez été pris en otage par un kommando antiavortement antieuthaniasie antimoissonneuses ? Vous êtes en désintox des Moissonneuses ? Vouz hankulé démoush ?

L'Ami Pierre, le retour


Hier soir, Ami Pierre pour les bloggeurs jumeaux, qui ont fait honneur au vin de Marie-Jo et discuté décousu en compagnie d'Hector et d'un pébroque à face de souris rose (mais pas sodomite pour autant). Nous avons convenu d'un rythme hebdomadaire.
Pas d'appareil photo en poche, autant mettre une illustration sans rapport.

samedi, octobre 28, 2006

Quelques années plus tard...

Soleil vert













Depuis le jumelage entre les Moissonneuses les Terres saintes de Mau-Mau, La Rubia, Jenny et Kelp traînent parfois du côté d'une certaine cité moins hospitalière.
Je ne vais ici m'exprimer qu'au nom de Kelp et Jenny, même si La Rubia est aussi un voyou libertaire. Kelp et Jenny ont donc la fierté de vous annoncer qu'elles sont deux vilaines staliniennes (comme tous les communistes) qui, couteau entre les dents, ne doutent des idées ni de Le Pen ni de De Villiers alors qu'il faut se renseigner avant de l'ouvrir (quoique causer avec un couteau entre les dents est impoli et dangereux) et veulent assassiner les mourants, car oui, elles appartiennent au lobby pro l'euthanasie, car oui, l'euthanasie est un marché fructueux qui va les rendre riches, enfin.

Péhesse : coadministratrices, si vous êtes opposées au maintien de ce post, il sera supprimé.

Jenny Got Her Gun


S.O.S.
Association d'idées (déformation thérapeutique, symbolisation, etc.). Quand je vois un casque, je pense à la guerre, quand je pense à la guerre, je pense à Johnny Got His Gun, quand je pense à Johnny Got His Gun, je pense à Dalton Trumbo, quand je pense à Dalton Trumbo, je pense à Howard Fast mais le sujet du post est : mercredi 17h30 à l'EHESS, cérémonie de remise du prix Marcel Paul par la FNDIRP et on revient au début de la chaîne d'association.
Juste pour dire qu'il était particulièrement émouvant de voir, presque dix ans après, les mêmes, toujours vaillants, au premier rang et derrière le micro, de les voir se marrer et tenir ferme leur coupe de champagne, de les entendre moquer leur vieillissement et rendre hommage à Pierre Vidal-Naquet.
Et depuis soixante ans ils n'ont jamais lâché la barre. Déportés résistants patriotes et communistes flamboyants.

vendredi, octobre 27, 2006

Humeur du jour (dedicated to Alfredo)


Levée tôt qui l'eut cru ? je suis allée faire un tour à Mécheuxland, j'ai nommé le Marais, où je n'avais pas foutu les pieds depuis mon retour de Madrid, sauf une fois, mais j'ai failli commettre des meurtres. Je me la pète un peu, mais à pieds, de chez moi, c'est à peu près 10 minutes, sans compter les arrêts Ulysse qui pisse ou qui veut rentrer dans les cafés qui ne l'ont pas invité. Bref. Je suis passée par la place des Vosges, comme une touriste, appareil photo au fond du sac, et voici le résultat. Sinon j'ai aussi pris un café et des tartines de luxe, poussé jusqu'à Saint-Paul, et rebroussé chemin.

jeudi, octobre 26, 2006

D'autres Moissonneuses


mercredi, octobre 25, 2006

Humeur du soir (dedicated to Diddums)
















Loin, très loin des Pipettes et des Shangri-Las, mais loin aussi des livres, du boulot, des ruminations quotidiennes, du ciel gris et de Paris, en fait loin de tout, il y a le dub, et il y a plus particulièrement High Tone.
Je ne vais pas vous dire pourquoi ça me plaît, je crois que je n’en sais rien. En tout cas, impossible de le mettre en mots. Mais ça me semble logique ; le dub, ça se ressent et c’est tout.

Je rêve ou j’ai trouvé le moyen de faire taire ma tête pour un moment de répit ?

Insomnie











Il m'a semblé comprendre que certaines personnes fréquentant les Moissonneuses souffraient d'insomnie, elles me passeront ce très vain post. Il est 6 heures, on entend des bruits qui viennent du boulevard, et ici, personne n'a dormi. Mes bêtes sont solidaires. Un petit déca et la grosse tentation d'un vrai café pour tenir la matinée et dormir l'après-midi. En plus je grince des dents et j'écoute Aznavour. J'ai tenté d'envoyer des mails au bout du monde, on ne sait jamais, avec le décalage horaire, le Brésil, le Mexique, la Californie. Rien. Claqué un peu de sous sur ebay, traînassé sur Myspace. La bohême, la bohême, gnagnagna. La mama, etc.
Diagnostic docteur ? Eh bien des stress objectifs, une identité insomniaque, du temps gagné sur la journée.
Pardonnez la pauvre Jenny légèrement perturbée par les nombreux changements qui interviennent et se bousculent, s'entrechoquent, et font de sa vie une légère schizophrénie.

Agacement nocturne


Il est 5 heures du matin, je ne dors pas, à un moment j'ai cru que j'étais fatiguée mais les mantras n'ont pas fonctionné, alors je suis allée me promener dans les allées du blog pour relire quelques commentaires, sur les posts non littéraires qui m'importent le plus, à savoir ce qui tourne autour d'un parc, d'une plaque et de poneys. Je ne vous raconterai pas l'histoire à nouveau, bien que Paris en automne ressemble parfois à Paris au mois d'août(TM). Nous sommes le 25 octobre, demain c'est jour de paie et de démission, le boulevard Voltaire est couvert de feuilles mortes, comme le Montparnasse et, j'imagine, le Luxembourg. Digression : ce soir j'ai reçu par mail l'injonction de dégager les bouquins qui jonchent le sol de mon bureau (sic) et autres délicatesses de cet acabit. Demain je passe un coup de fil et je dis "il faut que je te parle, mais pas au téléphone, est-ce que tu peux m'accorder une petite heure jeudi ou vendredi ?" Si la réponse est positive, oui, je t'accorde une petite heure, alors je reviens à mon sujet, je passe rue de F. une petite heure et file voir mon evzone au Luxembourg. Donc l'evzone, le Luxembourg, les poneys et les commentaires. J'aime l'histoire et les histoires, qu'on évoque ses souvenirs de poneys et de pigeons, de feuilles mortes, qu'on rende un juste et bel hommage aux morts, qu'on dédramatise avec le cynisme nécessaire et délicat des visiteurs de cimetières ou d'hôpitaux. En revanche par pitié épargnez-nous les leçons doucereuses et surtout, surtout, les commentaires-citations de 11 571 signes (espaces compris). Merci de ne pas tirer à la ligne.

Péhesse : je ne vise personne et supprimerai ce post demain si mes coadministratrices ne l'approuvent pas. Je ne suis pas une grande démocrate, sauf avec les Moissonneuses.

C'est le ouiquènde



Et le ouiquènde commence aujourd'hui pour Lucky Jenny. Pour fêter ça, de jolies couvertures du livre qu'elle vient de commencer, après Le Grand Môme. Oui, je radote, disons, j'insiste, mais je l'ai fini tout à l'heure dans le métro, et une personne en lévitation dans le métro, en croise-t-on souvent ? Mesdames et messieurs amateurs de livres violents et doux, brutaux et délicats, directs et stylés, accordez-vous le plaisir d'un upercut en gants de velours (côtelé) et laissez-vous panser.

En bonus, ma préférée du moment chez les Pipettes (en fait c'est la version anglaise de Et tu danses avec lui de C. Jérôme[TM]).

Half past one on the dancefloor
And my thoughts are turned to murder
Total strangers feel my eyes burning into them
They know that I wanna kill them

’Cause I cant get over you
And I can see them looking at you
And I just can’t, can’t get over you
It hurts to see you dance so well

Quarter to two on the dancefloor,
But my feet won’t dance no more
I’ve got no spirit for dancing
Since you walked right out the door
Now all my moves are flawed

’Cause I cant get over you
And I can see them dancing up to you
But I just can’t, can’t get over you
It hurts to see you looking so fine
You, it hurts to see you dance to well

mardi, octobre 24, 2006

Eclectique postmortem, et les draps s'en souviennent







Hommage à Joëlle :
J'ai encore rêvé d'elle
Je rêve aussi
Je n'ai rien fait pour ça
J'ai mal dormi
Elle n'est pas vraiment belle
J'ai un peu froid
Elle est faite pour moi
Réveille-toi…

Le temps venu de tuer le veau gras et d'armer les justes

Le trentenaire non-mécheux à gauche s’appelait Tristan Egolf ; il avait quelques points communs avec John Kennedy Toole : un chef-d’œuvre foutraque et un suicide à trente ans et des poussières. Petite anecdote (piquée sur le blog de Pierre Assouline) : il a été découvert par la fille de Modiano tandis qu’il jouait de la guitare sur un pont parisien ; elle lui a offert un café, il lui a passé son livre.
Le Seigneur des porcheries (1998), est une tornade qui dézingue joyeusement, tragiquement et sans pitié l’Amérique profonde. Le héros, John Kaltenbrunner, inadapté chronique et surdoué (à huit ans, il monte un élevage de poulets, DSM4 typique des surdoués), traité en freaks dans sa ville natale bigote et arriérée, va y déclencher une délirante apocalypse.Attention, gros livre qui se lit d’une traite et nuit gravement à la connerie. Un livre de Moissonneuses, en somme.

A quatre pas de ma maison













Dans ce cimetière-là les tombes sont côte-à-côte, ce qui fait que pour accéder à l'une d'entre elle en particulier, on est plus ou moins contraint de marcher sur une autre. Il y est interdit de sortir des fleurs. Quand on veut rafraîchir chez soi des plantes en pot, le gardien suggère de les poser chez Sartre. Chez Sartre, c'est le cimetière des plantes en pot et des tickets de métro calés sous des petits cailloux ou des marrons. L'autre jour se trouvait un bouquet portant une étiquette avec cette inscription : "Merci pour l'inspiration". Et quand je reviens au boulot et dois lire un manuscrit, ça m'inquiète.

Grave problème du jour














Le problème, c'est qu'il faut que j'aille acheter des clopes, du shampooing, une carte téléphonique, des chouinegomes, un satyre en plastique, des cartes postales et une glace mais qu'il n'y a aucun Περίπτερο dans le 6ème arrondissement.
Et merde, j'ai des envies hellènes.

lundi, octobre 23, 2006

A.D.G. bis

Trouvé sur un site anti A.D.G. dont je ne donnerai pas l'adresse.
Ce post est dédié aux seuls commentateurs du précédent sur le même sujet, Alfredo et Mau-Mau, et au Grand Môme. Et si si ça ne vous plaît pas, sachez que c'est non négociable.

Quelque chose à ajouter ?


Adios la garde-airre, adios Franssoua Baillerou, adios la ménopause, adios la rue de F., c'est la saison de la Moisson.
Un faire-part vous sera prochainement envoyé par les heureux parents. Zéro dosage pour tout le monde.

Anthropométrie



Cette personne a volé une viénnoiserie chez Paul le boulanger. Si vous l'apercevez, appelez le 811 (ou le 911 si vous êtes à NY, peting yourself).

Pas de bras
























N'oublions pas l'essentiel et trinquons encore en hochant la tête, une révérence.

dimanche, octobre 22, 2006

Accessoirisation






















Tout a commencé par la disparition de l'accessoire n°1 des Moissonneuses, ou plutôt de son bout orange. Puis une vague de pipettisation a soufflé sur le blog. Face à ces nouvelles donnes, il a fallu réagir. Ma mission: trouver de nouveaux accessoires pour les Moissonnettes. Mission accomplie.
Merci Antonio Riello.

Un auteur Faillare chaviste

Acuité visuelle


La victoire avant tout sera
De bien voir au loin
De tout voir
De près
Et que tout ait un nom nouveau

SuperMoissonneuses


Pour fêter ça






Pour fêter quoi ? Ben ça.
Pour fêter ça rendez-vous rue de la Main-d'or, pour changer. Quelques inconnus, Marie-Jo, Antoine et l'une de nos commentatrices : SadBetty, la belle blonde à cheveux longs, en noir, au bar, la fille d'Ifor Evans Hall, 109 Camden Road, été 1991. Gin tonic au Camden Palace 07/91, menetou-salon à l'Ami Pierre 10/06.
Jenny écoute les Shangri-Las et pense à vous, mes chers. Les Moissonneuses ne sont pas des éditeurs frustrés (le transgenre est à la mode).

Humeur des soirs... et des matins

samedi, octobre 21, 2006

Life is so complex












Mais il se passe quelque chose de beau.

Ici et maintenant

Jenny, dimanche dernier en famille (on notera ce que l'on appelle un air de famille avec son oncle, derrière). Ce jour-là, elle commençait à aller mieux. Elle a repris deux fois de la blanquette, bu du bon vin, accepté une part de tarte, ce qui va contre ses principes jamais de dessert, jamais, mais dans le sens de la volonté du peuple : mange, mange, mange.
Aujourd'hui malgré le temps pourri sur Paris elle voudrait très officiellement exprimer sa joie et sa reconnaissance éternelle à l'exceptionnelle Moisson. Soutien et rédemption. Les morts et les figures tutélaires nous ont entendus, et voilà que nous moissonnerons pour eux sur leurs terres.

Humeur de toute suite














C'est l'Eubée, l'arrivée sur Limni et Limni, qui signifie "lac", parce que la mer y est calme. Et tout à coup, la peur s'est tue, nous sommes bien, sur le sable noir et les galets. Je vous aime.

Horizon nocturne, ligne de crête (3h)

Les jumeaux à l'Ami Pierre




Vos désirs sont des ordres, voici deux Moissonneuses (J & K) avec Mau-Mau et Hector. Trois bouteilles de quincy, une excellente soirée avec des gens très bien, avouons-le.
Sur quoi je pars au bain quelques minutes, veuillez me pardonner et commentez mes très chers.

vendredi, octobre 20, 2006

Humeur d'un peu plus tard














Vous rappelez-vous le temps béni où, sur cet estimable blog, certains posts atteignaient les 70 commentaires ? J'ai peur que ce temps soit révolu mes amis. J'ai peur. En réalité ma sensibilité au nombre de commentaires est proportionnelle à l'ennui que j'éprouve au boulot, et, à cette heure précise, à une subtile mais perceptible angoisse qui grimpe le long de la colonne, que j'ai d'ailleurs saillante. Dans peu de temps, elle se déplacera vers l'estomac puis montera à la tête. Je connais sa stratégie. Contre-attaque au benzo-quincy. Demain il doit se passer des choses. Des choses comment, des choses bien ? Aucune idée. Dis toujours... Des choses effrayantes à cet instant.
Jenny Ames, fiévreuse, terrifée, fait parler les morts, demande pardon pour ses nombreux péchés, invoque James, Paco, Jim, Donald (pas le canard), Howard, Fredric, Dashiell, se crucifie pour sauver la Moisson mais espère une résurrection. Fissa.
Le roman noir vaincra.

Humeur du soir













The exhausted harvesters, sleepless for weeks at a time, always thirsty for a decent quincy, suffering from parisian people total hate, kept fighting ! Then they took a good warm bath, started to publish best sellers, became rich and famous. Now mes petits, pour le roman noir !

Les petits vieux de Jenny Ames



Pour Hervé D. qui, lui, sera mon cavalier, une brève présentation de ceux et celles que nous allons rencontrer. La dernière fois ils étaient encore nombreux, cette année je crains que mon cher contingent soit plus réduit.
Rendez-vous mercredi, 17 h 30, à l’EHESS.

La FNDIRP rassemble la majorité des anciens déportés, internés et familles des disparus. Elle a été créée en octobre 1945 à l'appel du colonel Frédéric-Henri Manhès, représentant de Jean Moulin en zone nord et de Marcel Paul, un des responsables FTPF de la région parisienne, nommé à la Libération ministre du général de Gaulle. Fondée sur les principes du Conseil National de la Résistance, la Fédération a maintenu son pluralisme depuis 1945 par le respect de ses diverses composantes. La FNDIRP décerne depuis 1988 le Prix Marcel Paul.



Rendez-vous rue de la Main-d'or

Alors donc pour ceux qui ont raté un épisode et une délicieuse soirée, les blogs jumeaux se sont retrouvés à l'Ami Pierre, chez Marie-Jo, rue de la Main-d'or, bistrot le plus hospitalier de Paris (pas seulement parce qu'il est proche de Saint-Antoine, schizo-Jenny, on sait, tu détestes Saint-Antoine). Hors blogosphère. Il y avait Mau-Mau, Kelp et Jenny, Hector ensuite. Ils ont mangé du magret de canard et descendu des quincy, pour lequel ils ont un goût commun. Il manquait la Rubia, el Moreno et Alfredo, mais qu'ils ne s'inquiètent pas, ils ont pensé à eux, ils ont parlé d'eux. Pour plagier Michel Delpech (TM) c'était bien c'était chouette on y retournera.

jeudi, octobre 19, 2006

Cour martiale

Journée terrible pour notre Section dont les effectifs se sont trouvés réduits à deux posteuses qui ont en outre dû assumer le rôle de commentatrices. Et pourtant… Betty Page, Marie-Antoinette, Will Self, le DSM-4…
Nul besoin de nommer ces admirables Moissonneuses mais leur courageux engagement mérite qu’elles soient saluées : il s’agit naturellement des indéfectibles Rubia et Jenny Ames. Bref passage de Saint-Bernard, arrivée tardive de Mau-Mau, absence totale d’Alfredo. Quant à Kelp, son silence relève de la haute-trahison.
Que cela ne se reproduise plus ou voici ce qui vous attend.

Le quotient psychosanitaire des Moissonneuses


Q (Q ><>< [Q]) Bien sûr, il faudrait développer, il faudrait définir la valeur de Q par référence à une valeur extérieure, mais la formule en elle-même est si aveuglante, si élégamment simple que, pour le moment, elle me semble exprimer idéalement ce que je vois autour de moi. Les déconstructivistes radicaux du champ psychique ; les étudiants américains en survêtement automnal bouffant ; les présidents d’une douzaine d’universités qui s’agitent avec passion sur un sujet auquel ils ne connaissent ni ne comprennent rien. Et tous autant qu’ils sont, je dis bien tous, confinés dans des groupes sociétaux définissables. La Théorie quantitative de la démence vient d’atteindre sa première grande ligne de partage épistémologique. Comme la physique théorique, elle doit maintenant tenir compte du phénomène même qu’elle a contribué à identifier. Elle doit reconstruire la preuve de son propre fondement sur la base de son propre accomplissement. De toute évidence, en concentrant autant de personnages aberrants ou frisant l’aberration en un lieu unique ou une série de lieux identiques, l’existence même de la Théorie quantitative a joué un rôle sur le quotient psychosanitaire en soi. Il s’agira maintenant de faire dériver une équation permettant de vérifier si ce que je soupçonne est vrai, à savoir que, plus on concentre la démence dans les institutions éducatives, plus le niveau de maladie mentale augmente dans le reste de la société....

La mal aimée

J'ai besoin qu'on m'aime
Mais personne ne comprend
Ce que j'espère et que j'attends
Qui pourrait me dire qui je suis ?
Et j'ai bien bien peur
Toute ma vie d'être incompris
Car aujourd'hui : je me sens mal aimée
{Refrain:}Je suis la mal aimée
Les gens me connaissent
Tel le que je veux me montrer
Mais ont-ils cherché à savoir
D'où me viennent mes joies ?
Et pourquoi ce désespoir
Caché au fond de moi
Si les apparences
Sont quelquefois contre moi
Je ne suis pas ce que l'on croit
Contre l'aventure de chaque jour
J'échangerais demain la joie d'un seul amour
Mais je suis là comme avant mal aimée
{au Refrain}Car je suis mal aimée{au Refrain 2x}

C'est tout moi !
PS : je n'aime pas les chansons de Claude François.

BDA

La bouffée délirante aiguë (ou BDA) est une affection psychiatrique de la famille des psychoses. Le terme d' état psychotique bref issu de la terminologieDSM-4 est son homologue moderne.
Il s'agit d'un épisode psychotique aigu unique survenant brutalement chez un sujet sans antécédents psychiatriques ou neurologiques. On distingue les états psychotiques brefs survenant sans causes apparentes et ceux survenant dans des contextes de stress psycho-sociaux ou environnementaux marqués. L'intensité des symptômes, ainsi que leur apparition brutale et l'absence d'antécédents médicaux fait classiquement évoquer dans la littérature médicale l'image "d'un coup de tonnerre dans un ciel serein".
La survenue d'un tel épisode nécessite une hospitalisation d'urgence dans un service de psychiatrie. Celle-ci s'impose afin de démarrer rapidement des soins et dans un souci de protection du patient qui est alors très vulnérable. La guérison s'amorce lorsque le patient reprend progressivement conscience de la nature pathologique de son état. Après cet épisode dont la durée est généralement courte si un traitement adapté et un suivi ont été mis en place, le patient peut ne jamais rechuter ou présenter un nouvel épisode dans des circonstances similaires. Cependant, lorsque le diagnostic d'épisode psychotique bref est confirmé et à la différence de pathologies chroniques comme la schizophrénie, ces récurrences sont peu fréquentes, rarement nombreuses sur l'ensemble de la vie du patient. Du moins on l'espère.

Au secours

Alfredoooooooo, Dashieeeeeeeeell, Diduuuuuuuuums, Jungeeeeeeeer, Keeeeeeeeeelp, Mau-Mauuuuuuuuu, Mauriiiiiiiiiiiice, Morenooooooo, Saint-Bernaaaaaard, Souriiiiiiiiiiiiiiis (respect de l'ordre alphabétique), au secours ! Venez soutenir deux Moissonneuses en détresse. Il y a urgence : La Rubia et Jenny Ames pètent les plombs.

Ultimatum












Des commentaires sinon je fais sauter le blog.

Maja enfumada


Post strictement atmosphérique, Mademoiselle Plume, en robe droite et en bottes, dans son bureau, s'emmerde et fume.

Retour au polar


Gratitude éternelle à Alfredo pour m'avoir un jour envoyée en mission à l'Amour du noir, où j'ai acheté ce livre, qui commence ainsi : "C'est parce que le moteur de sa vieille Ami 6 avait craqué dans le milieu de la côte qu'il est entré dans notre vie, avec cet air naturel du migrant qui ne s'embarrasse pas du superflu. C'est sans doute parce que tout cela s'est passé en automne que maintenant, en y songeant, on trouve dans nos mémoires comme une douceur de feuilles mortes, de veillées aux châtaignes et de larges allées herbeuses qui semblent mener vers l'infini."

Les accroche-coeur perdus



Parce que voilà, tout en menant sa vie de polardeuse et de bâton de chaise, Jenny a fait quelques études. Le jeune homme, là, lui a claqué une bise en 1997. Elle doit une fière chandelle aux déportés internés résistants et patriotes. La FNDIRP est la seule fédération qui a regroupé politiques et "raciaux". Anecdote : Simone Veil s'est fait jeter de chez les gaullistes parce que raciale, elle a frappé à la porte de la FNDIRP ; un peu de chemin parcouru depuis. À l'époque, les raciaux étaient malvenus, rebuts inexistants d'une France uniformément, officiellement résistante. Vichy ? Des pastilles.
"J'ai ma rosette à moi: c'est un accroche-cœur,
C'est un accroche-cœur"

Péhèsse : ce post explique les précédents et reprend l'obsession. Et veuillez bien noter qu'il a été "rédigé" à 2h37.

Une dernière pour la nuit, partisans


Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau: dynamite...

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rèves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...

Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute...

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?

Marais


Loin vers l’infini s’étendent
Des grands près marécageux.
Pas un seul oiseau ne chante
Sur les arbres secs et creux.

O, terre de détresse
Où nous devons sans cesse
Piocher.

Dans le camp morne et sauvage
Entouré de murs de fer
Il nous semble vivre en cage
Au millieu d'un grand désert
Bruit des pas et bruit des armes,
Sentinelles jour et nuit,
Et du sang, des cris, des larmes,
La mort pour celui qui fuit.

O, terre de détresse
Où nous devons sans cesse
Piocher.

Mais un jour dans notre vie,
Le printemps refleurira
Libre enfin, ô ma patrie,
Je dirai tu es à moi.

O, terre d’allégresse
Où nous pourrons sans cesse
Aimer.

Chantons et déclamons


Vous n'avez réclamé ni gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans

Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents

Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

[...]

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant

Jenny a coupé les passages sentimentaux mais vous les connaissez.
Le 25 octobre elle est invitée chez les Patriotes résistants, comment résister à l'Affiche ? Pardon d'avance, ce n'est pas terminé. Trinquons.

mercredi, octobre 18, 2006

Kozmic blues
















Elle ne porte pas de petites robes à pois ni d'escarpins, elle n'est pas accompagnée de clones, ses chansons font rarement office de remède aux humeurs sombres malgré son rire si charmant, mais un hommage moissonnesque – du moins kelpien – s’impose. Parce que chaque fois que j'entends sa voix, je suis surprise de sentir la même éraflure. Ensuite viennent les frissons, l'estomac noué et un déchirement, juste entre le coeur et les tripes.

Libération et poneys du Luxembourg

Aujourd’hui, vers midi, je me suis promenée au jardin du Luxembourg, tout proche de la rue de F., dont c’est bien le seul mérite. Poursuivant mon enquête evzono-obsessionnelle démarrée il y a fort longtemps et réactivée sur ce blog, j’ai voulu aller voir la plaque, posée là où l’evzone sépia est tombé. Elle se trouve un peu à gauche de l’entrée principale. J’avais la photo dans mon sac et l’ai sortie, pour voir ce que ça faisait. Ça donne envie de la poser dans le bac de fleurs pour faire le lien. Et puis finalement j’ai préféré aller voir les poneys.

NB : oui, Jenny Ames a des obsessions et un blog pour les exprimer. Pardonnez ce post, elle a très peu dormi.

Humeur du jour


"La vie de l'homme oscille comme un pendule, de gauche à droite, de la douleur à l'ennui." A. Schopenhauer
et je me gratte...

Alpenstock

"Je vais ici pouvoir écrire, écrire, écrire. Je vais vider mon cœur de tout son pus. Il ne m'arrivera rien, j'en ai la conviction."
Seul extrait trouvé sur gougueule (TM). Siméon exilé du troupeau ne peut écrire dans sa vallée pourrissante et glacée. Il en perdra ses membres mais pas son alpenstock.
Face aux ténèbres offre une porte de sortie, Les Saisons, non. Humeur nocturne : terrible envie de lire et de faire lire.

mardi, octobre 17, 2006

Mémoire sélective

















17 octobre 1961

Humeur du soir





Le moral, la forme et le style.

Grande star





Dernière page, écrit en tout petit... Achetez CrossroadS...

Art thérapie

C'est que tout malheur dont j'avais peur fond sur moi et ce que je redoutais vient m'assaillir. Je ne connaissais plus ni paix, ni sécurité, ni repos ; enfin les tourments m'envahirent.
[...]
Nous étions désormais au début de février, et si j'étais encore chancelant, j'avais, et le savais, retrouvé la lumière. Je n'avais plus l'impression d'être une gousse vide, mais un corps dans lequel de nouveau frémissaient certaines des délicieuses pulsions du corps. Je fis mon premier rêve depuis bien des mois, un rêve confus mais aujourd'hui encore impérissable, avec quelque part une flûte, une oie sauvage et une jeune danseuse.

Nous sommes mi-octobre et dans le [...] un peu d'espoir réside.

Quand le corps appelle la raison


lundi, octobre 16, 2006

Le Corbeau, le bureau

Public chéri depuis le temps que Jenny (les autres Moissonneuses, merci de poster aussi, on va encore lui dire que la passion amoureuse de la femme est un désir d'être le centre du monde) vous parle de son bureau – pays lointain d’où elle vous écrit – en voici le décor. Une table, un Jouette, des photocopies de typothèque et, à l’arrière-plan, petite chose violette, Le Corbeau, histoire vraie d’une rumeur, un livre de jan-ive leunaourre, brillamment préparé par Hervé D.
L’auteur regrettait que, malgré d’excellentes critiques, une presse dithyrambique et les félicitations de sa maison d’édition, les ventes n’aient pas été très bonnes.
Ce livre se lit comme un polar. Mais il y a une différence majeure entre la critique d’un polar et celle d’un livre d’histoire : le journaliste, avec toute sa bonne volonté et son professionnalisme, il sait que c’est un livre d’histoire, alors, même s’il a adoré et s’il a invité l’auteur parce qu’il aimerait sincèrement que son public chéri partage son plaisir, il commet une grosse bourde. Le journaliste raconte la fin. Et le public chéri qui avait entendu parler de ce livre formidable qui se lisait comme un polar et s’apprêtait à courir l’acheter à sa Fnac locale entend la suite de l’émission et renonce à claquer 18 euros pour une histoire dont il connaît déjà la fin.

Je ne vous dirai pas la fin. Achetez-le, volez-le, demandez-le-moi.

A la niche !

Pour la deuxième fois en un mois, des commentaires déplaisants apparaissent sur ce pacifique blog. Rien de grave, juste des propos crétins, vulgaires et platement paranoïaques (je n'ai rien contre les paranoïaques tant qu'ils ont du relief).
Voici cependant le portrait-robot du dernier agresseur en date, qui sévit sur les terres des Moissonneuses et celles, saintes, d'Amaury.

dimanche, octobre 15, 2006

Les deux evzones

Il y avait un costume d'evzone qui se promenait dans une famille de Salonique, qui passait d'enfant en enfant depuis les années 1920 et l'enfant passait devant l'objectif du photographe. Image de droite, le garçon bouclé. Il a poursuivi son chemin dans les anées 1970. Image de gauche, la fille brune. Puis il s'est baladé quelque temps encore et il a disparu. On dirait que les enfants déguisés en soldat prennent un air sérieux.

La fille est Jenny Ames, janvier 1978, 3 ans et 1 mois.
Le garçon est l'evzone juif du jardin du Luxembourg (1920-1944).

Ego trip

Vivement le retour de ouikènde des autres Moissonnettes, Jenny se sent un peu seule, elle n'aime pas chanter en solo, elle est timide, les Moissonnettes sont un groupe de filles en robes droites ou à pois, un groupe. Mais en attendant, introducing the band, Jenny "robe droite" Ames. En couleurs.

samedi, octobre 14, 2006

En exclusivité planétaire




Elle vous l'avait promis, Jenny a dégoté un robe droite et un micro, et vous annonce la création officielle des Moissonnettes, groupe de filles hors choc. Des robes droites et à pois très bientôt chez les Moissonneuses. Leader of the pack et Judy, des débuts fracassants. Pour vous faire patienter, en exclu mondiale : Jenny black and white Ames.

vendredi, octobre 13, 2006

Big bang

Amis amateurs de groupe de filles en robe droite voici les Ronettes.
Dernière clope et gorgée de Coca, Jenny se repasse un coup d'Aretha avant de quitter le bureau et dédie ce message à Alfredo et Mau-Mau, qui ont lancé la mode des groupes de filles en robe droite sur ce blog-univers parallèle en expansion.

Sac à dos

Remède contre l’humeur noire du post précédent : Aretha Franklin au bureau un vendredi, les Marvelettes après les Pipettes au réveil, beau temps frais sur Paris, ne rien foutre, relire les pages « Du même auteur » de quelques Pluriel et se rappeler l’époque où on bossait chez soi en écoutant la radio, correction d’épreuves, prépa de copie, reprendre un café, fumer une clope dans un lieu public, écrire des mails, s’appeler John Wayne, Kelp, Alfredo, Jenny Ames, Mau-Mau, Diddums, Souris sodomite, Mimosa si on a envie, penser à passer à la Fnac, boire un quincy au Mouffetard après la psy, rentrer à la maison, regarder ses mails et dormir.

Dur réveil

Nuit courte et sans rêve. Le réveil sonne pour la dixième fois. 1 message et le monde s’écroule. La vie n’a plus de sens. On a perdu l’essentiel et le regret ou le remords ronge les miettes de cœur qui nous restaient. Nuages sans ciel bleu, la douche se mêle aux pleurs, vivre sans espoir, est-ce vraiment possible ?

Debout les morts !




Pendant que certains débattent,
d'autres travaillent seuls chez eux.
J'ai besoin d'encouragements!
Réveillez-vous!

jeudi, octobre 12, 2006

Les photos de la soirée

Il y a quelques jours, peut-être certains d’entre vous s’en souviennent, les Moissonneuses se rendaient à un coquetèle mondain à l’occasion de la remise (par Kler Chasalle) du prix des lecteurs du LDP, à Loran Godai qui, selon des sources sûres, est né le 6 juillet 1972, et vit à Paris. Loran, bravo, tu as eu 34 ans, mais comme tu es moins beau qu’une Moissonneuse, ce sont Kelp et Jenny qu’un photographe a choisi d’immortaliser.

"To be overkilled"

Hier soir, de passage à Sainte-Anne pour des raisons qu’elles préfèrent garder secrètes pour maintenir intacte la curiosité de leur public chéri, leur seul amour, les Moissonneuses ont enrichi leur vocabulaire déjà fort étendu. Elles ont appris le mot « overkilled ». Une personne overkilled est la victime d’un tueur en série (parlons un peu français) qui lui a infligé un nombre de blessures suffisant pour achever un troupeau de grizzlys, donc des blessures ante mais aussi post mortem (car oui, la victime d’un tueur en série est généralement très morte). Ex. : explosion de genoux (profil : footballeur), décapitation d’un substitut maternel avec rangement de tête dans un sac à dos entre une pelle et un râteau (profil : 6 ans, pervers polymorphe, déçu par l’annonce que le Père Noël n’existe pas).
Pardon âmes sensibles, le bureau parfois fait cet effet-là.

mercredi, octobre 11, 2006

Leader of the pack

La planète MonTravail est étrange ou bien ce sont ses habitants. Ce matin – arrivée à 10h45 – message patronal rappelle-moi. Le "patron", sur MonTravail, c’est un être étrange tantôt caché dans son bureau attention v’là un auteur ferme la porte, tantôt vadrouillant dans ceux des autres à la recherche d’une occupation tu fais quoi là, lis-moi ça, t’en penses quoi, merde j’entends un auteur je rentre dans mon bureau dites que je ne suis pas là, que j’ai un rendez-vous, que je suis contagieuse, dites que je suis morte. Pour revenir au message c’était lié à une histoire d’auteur et au fait qu’il était chiant – caractère intrinsèque à l’auteur dans l’imaginaire patronal. J’avais fermé les stores de mon bureau, une main patronale les a ouverts pour dire coucou, je cite, pour dire coucou, dire coucou signifie fliquer en langage patronal. Je ruse, je nique la police : sachez, public chéri, que les messages de Jenny, bouteilles à la mer, sont désormais tapés sous Word ™ puis copiés-collés dans la fenêtre qui donne sur les Moissonneuses, autant dire sur la liberté.

Jenny Ames, en direct de la rue de F., bureau, stores ouverts, Bessie Smith, Gimme a pigfoot and a bottle of beer. Je prendrais bien un petit quincy.

Notes de frais ! Gniark, gniark !

Le bonheur d'une attachée de presse de chez Ubu :

rater 3 heures de bureau, s'empiffrer, très élégamment tout de même, aux frais du roi, parler de polars, amener une note très très salée.

mardi, octobre 10, 2006

L'ennui peut-il rendre con ?

"Urgent, urgent à l'infini. Il est 4 h 28. Journée exaspérante, il rôde depuis la toute première minute de ce matin."

Le temps passe au ralenti, le cerveau fonctionne au ralenti, mon bureau est vide, je n'ai pas d'autre perspective que voir finir cette journée. Encore la ménopause, encore des quatrièmes de couvertures, encore des co(q)uilles, encore imprime ça, classe ça, relis ça, range ton bureau, range ta chambre, dis bonjour à la dame. Oui, oui, je tiens compte de vos corrections. Bien sûr j'intègre les remerciements. La dédicace aussi : au Professeur X, sans qui je ne serais qu'une merde. Un index ? Est-ce bien nécessaire pour le grand public ? Vos pairs ? Ah, j'avais oublié vos pairs, pourvu qu'ils me pardonnent ou je vais au purgatoire. A moins que j'y sois déjà ?

PS : Jenny s'inquiète, c'est son deuxième SOS sur l'ennui.

Humeur du jour

Fffffffffff a quitté Mau-Mau. Saint Bernard nous quittera-t-il ? RSVP pour changer d'humeur.

Humeur du jour

Une image dévalorisante de la femme : nous adhérons


Les Pipettes sont des Moissonneuses, et réciproquement. En ligne bientôt avec robes à pois et micros.
P.A. : the Moissonneuses recherchent un photographe qui accepterait de les prendre (souris sodomite : la boucle) toutes les trois.

Flash info misogyne

Ca s'appelle "L'Etat de Grace", mais ça va vous déprimer sec. A moins que vous n'ayez d'ores et déjà décidé de vous abstenir aux prochaines élections. Après la femme juge et la femme flic, la télé vient en effet d'inventer la femme présidente de la République. Difficile de ne pas penser à Ségolène Royal, dont on donnerait cher pour voir le visage lorsqu'elle découvrira la série. A croire que son rival, ce n'est pas Jospin mais France 2 !Qu'on en juge : L'Etat de Grace raconte le quinquennat de Grace, première femme élue présidente de la République. Opposée à un premier ministre magouilleur et macho, Grace s'est entourée d'une équipe trop sympa dont une belle black qui "négocie avec les journalistes" et un conseiller homo amoureux d'elle. Les journalistes, c'est bien connu, sont tous des lavettes, et les homos, des hétéros déçus, forcément ! Soit.Ce n'est pas le plus grave. Le vrai problème, dans L'Etat de Grace, c'est plutôt que la présidente n'assure pas. Elle craque, fond en larmes, et pas seulement parce que son petit ami, un prof de golf qui vient en kilt aux dîners officiels, ressemble à Thierry Beccaro, l'animateur de Motus. Non, Grace n'y arrive pas. Parce que c'est une femme, croit-on comprendre...

Pendant ce temps-là, sa "plume"(la normalienne qui écrit ses discours) s'envoie en l'air sur son bureau avec un garde républicain, agrippée au drapeau français. Ses conseillères, parlent d'épilation maillot.

Bref L'Etat de Grace, sorte de Miel et les abeilles sous les ors de la République, donne autant envie de voter pour une femme que de confier ses enfants à Emile Louis. D'ailleurs Grace tombe enceinte et pouponne. Une femme, c'est bien connu, ça n'est doué que pour ça.

A nous Paris.

A regarder sur France 2, mercredi à 20h55.

lundi, octobre 09, 2006

L'evzone juif du jardin du Luxembourg

Né le 4 septembre 1920 à Muret (Haute-Garonne) et domicilié à Auch, soldat de 2ème classe d'un peloton du 12ème Cuir, affecté à l'escadron de protection du quartier général 97 aux ordres du capitaine De Boissieu, conducteur du M8 obusier La Couleuvrine n°95587 mortellement blessé le 25 août 1944 lors de l'attaque du jardin du Luxembourg en tentant d'y pénétrer par l'entrée donnant sur le boulevard Saint-Michel en face du métro Luxembourg pour tenter d'attaquer à la grenade un char Panther. Pour le récupérer sous la mitraille ses camarades seront obligés d'écarter de force les grilles du jardin ; décédé quelques heures plus tard, il sera enterré au cimetière de Bagneux et son nom sera donné à l'obusier qu'il pilotait.
Il existe une photo de Jean Arnoud petit enfant vêtu d'un costume d'evzone, bonnet, jupettes, chaussures à pompons. Il existe une photo de Jenny au même âge, vêtue du même costume. Air sérieux de gardiens du palais royal, dignité malgré la jupette et les pompons. Nous sommes les Saloniciens à la belle ceinture.

Gommeuse de la rue de F.

Un Brown pour la nuit

Eureka

Je vais vous conter l'histoire comme elle s'est passée, et vous pourrez vous faire une opinion. C'est tout ce que je suis en droit de demander, pour l'instant, et c'est déjà beaucoup.
Tout commença un jour de mars, par un triste après-midi pluvieux : il se produisit je ne sais quelle perturbation dans l'installation électrique de l'immeuble, et toutes les lumières de l'immeuble s'éteignirent. Nous étions là, en plein vingtième siècle, mais aussi désemparés, aussi isolés que le fut jamais l'homme, au commencement du monde.
De mon bureau, tout là-haut au vingt-deuxième étage, je découvrais la pointe de l'île de Manhattan, la baie, le fleuve. Dame Liberté, les remorqueurs, les paquebots, les cargots, les quais. Et sur tout cela tomba la pluie ; et tout cela était gris et lugubre, dans un univers lugubre où les gens de mon espèce n'avaient guère en commun que leur désarroi.

The screaming Mimi , une autre fin


Que ceux qui n'ont pas lu le livre se cachent les yeux.

Ben folds five


Après avoir bouffé du groupe de filles, les Moissonneuses présentent Ben Folds Five, boys band, c'est-à-dire groupe sans fille, de talent, chant piano basse batterie, performances scéniques folles (je me la pète, je les ai vus au Café de la danse il y a longtemps, je dois avoir un t-shirt dans les archives de mon placard). Pop-rock américain déjanté et hélas disparu dont le chanteur a fait un duo avec William Shatner, oui, le Captain Kirk.
The Battle of who can care less ; Eddie Walker ; Hava Naguila ; She don't use jelly ; My Philosophy ; One hundred dwarf and 200 solemn faces ; The last polka. Qui veut du mp3 ?

On fera avec















Vendredi soir, Manu Larcenet et Jean-Yves Ferri étaient à L’Arbre à lettres rue Mouffetard pour une séance de dédicaces, sortie du tome 4 du Retour à la terre oblige.
Ça fait toujours plaisir de retrouver Monsieur Henri et la Mortemont, mais n’oublions pas les albums publiés chez Les Rêveurs (http://www.editionslesreveurs.com/), en particulier Presque et On fera avec.
Comme dirait l’autre : Lisez-les ! (Si ce n’est déjà fait.)

dimanche, octobre 08, 2006

Si ça c'est pas un signe...


Je gagne avec un 8 de trèfle et sur cette carte, cette image... On va gagner !

Tommy can you hear me ?


Now he is deaf.
Now he is dumb.
Now he is blind.
The guilty are safe,
But always accused by his empty eyes.

Les Moissonneuses, blog littéraire, cinéphile, musical, éclectique, œcuménique et électrique. Esthétiquement, Quadrophenia est plus Pipettes, mais Tommy fait partie de l'histoire de Jenny.
Dedicated to mon ami Junger.

Humeur du jour

Dinah dort, rien ne la perturbe, bouffer, dormir, ronronner, se laver, perdre ses poils, grimper sur l'ordinateur et tapersijkqèuCB za ce qui en chat signifie, arrête de travailler et occupe-toi de moi. Jenny, dimache ensoleillé, humeur de chat.

Qui est là ?

Les Moissonneuses fondatrices : La Rubia et Jenny Ames, Madrid, août 2006. La Moissonneuse qui ne pouvait pas ne pas l'être : Kelp.
Les Moissonneuses de Gigon : El Moreno, Alfredo, Dashiell.
Les commentateurs moissonisés : Mau-Mau, Souris sodomite (re), Diddums, Saint Bernard, mon ami Junger, Harlequine, SadBetty, Zazabuffon, Pam, certains anonymes, les usurpateurs et tous les polynomes.
Bande son : Brassens, Angel Parra, Barbara, The Pipettes, David Bowie, Reggiani, les Stones, Vincent Delerm.
Lieux : Paris, Gijon, Madrid, Lille, Toulouse (complétez). Une dernière plage et des montagnes.
Livres : démerdez-vous, fouillez dans les archives des Moissonneuses, lisez Thompson, Fast, Brown, Ellroy, Michaux, Brautigan, Beaudelaire, Taibo, Apollinaire, Self, Manchette, Westlake, Larcenet, Matheson, Fante, Amila, Charyn, Ballard, Dick, Keyes, pensez à Algernon, complétez encore.
Il est 4h30, une fois de plus, Jenny profite de la nuit et du sommeil des animaux (chat en demi-sommeil, c'est un chat) pour dresser des listes incomplètes à tendance obsessionnelles. Pardonnez-lui ce message insomniaque et néanmois optimiste.

The Pipettes, pour Chavez




Les Moissonneuses dans le rôle des Pipettes, à la demande générale d'Alfredo, Mau-Mau et du Président Chavez, et après approbation du Conseil de la Grande Moisson (Your kisses are wasted on me et Judy ont finalement déterminé le choix du jury).

NB 1 : il s'agit de photos d'archive une fois de plus donc 1) les Moissonneuses ont été des Pipettes avant l'heure 2) pas de remarque désobligeante sur l'aspect répétitif, lassant, etc.
Public chéri, ces images sont pour toi.

NB 2 : les otages ne seront libérés qu'après commentaires positifs et encourageants.

vendredi, octobre 06, 2006

And the next guest is...














Le seul, l'unique, j'ai nommé : BEF
Très prochainement en visite dans l'espace non virtuel des Moissonneuses.

BEF, we all can't wait to see you (or, for some of the non gijonian - but future gijonian because we all are gijonian - Harvesters, to meet you).

Mirage / Ange déchu

Information de très haute importance

Aujourd'hui, mon téléphone portable ne fonctionne pas. Après m'avoir servi presque correctement à plusieurs reprises hier soir, il m'a annoncé qu'il se trouvait en "local mode". Ce petit lâche l'a fait sans l'assumer vraiment, en police minuscule, gris foncé sur fond noir. Déjà je le soupçonnais depuis quelques jours de vouloir me nuire : il refusait par exemple d'envoyer des SMS ou, au contraire, les balançait en double. Ce matin il ne m'a pas réveillée, et là il continue de me narguer avec son "local mode". Je hais les téléphones portables. Je précise cependant que, contrairement à ceux de certaines personnes, le mien n'envoie pas d'insanités aux gens à trois heures du matin.

jeudi, octobre 05, 2006

Humeur du soir



Pour (en) finir (avec) cette glorieuse journée, Howard Fast, Mémoires d'un rouge, Rivages Noir.
Moissonneuses, si ce n'est pas fait, lisez-le. Lisez L'Ange déchu, Sylvia, Un homme brisé, tous en Rivages (TM).

C'est pour quand la moisson ?


On espère toujours... On attend. But, in any case, we will survive. And the blog too.

Rions un peu

Si vous avez quelques instants à perdre, une baisse de morale passagère ou durable, des insomnies à occuper ou juste envie de rire un peu, je vous propose une visite chez les collaborateurs de Jenny. Un jeune directeur de collection, brillant philosophe chevelu, s'adresse ici, en toute modestie, à ses fans : le blog de CP. L'un de ses amis, codirecteur à mèche de ladite collection, répond, en toute modestie également, à quelques questions : l'interview de GA. Pour poursuivre la promenade, cette fois du côté des auteurs, voici un blog consacré à SG. Toujours sur les pas des auteurs, nous arrivons sur le site officiel de CP, future larve veule de grand talent. Et puis, et puis, celui dont vous ne vous lasserez jamais, public chéri mon amour : le blog officiel de FG.

Compte à rebours

Dashiell a dit : Semana Negra - 277.
Entraînons-nous dès aujourd'hui, la prochaine va être féroce.
Vivement. D'ailleurs El Moreno, tu veux pas appeler Paco pour qu'il nous en organise une petite vite fait disons dans 15 jours ?

Népotisme scandaleux

Rubia, me cherche pas sur le terrain de "j'me la pète".
Cela dit, achetez-le, ça raconte très bien la castration dans la cosmogonie grecque et ça permet de faire des tas de petits schémas, des généalogies, de s'y retrouver dans le joyeux bordel mythologique (l'un de mes hobbies préférés).

Une petite page de pub

Achetez-le !

Étaples-Le Touquet, ici Étaples-Le Touquet

L'arrivée à la gare était annoncée par une voix masculine qui scandait : "É(respiration pour lancer la suite d'une traite)taples-Le Touquet, ici Étaples-Le Touquet". Jusqu'à la fin, il n'a pas changé sa façon de le dire. Est-ce que c'était une voix enregistrée ? Si ça se trouve, c'était ça et je me suis fait avoir pendant des années en reprenant avec lui, à son rythme, "Étaples-Le Touquet, ici Étaples-Le Touquet".

Nurse Jenny (starring Jenny Ames)




Nurse Jenny vous accueille une fois encore dans sa clinique. Morphine, quincy, sashimi et des figues en dessert.

mercredi, octobre 04, 2006

The Screaming Mimi (starring Kelp and Ulysses)

Les Moissonneuses n'ont jamais caché leur amour pour Fredric Brown. Après Jenny Ames dans le rôle de la fille de nulle part, voici Kelp, qui interprète pour vous, public chéri, the screaming mimi (La Belle et la bête).

Rétrospective narcissique













Phoenix



Mau-Mau nous rappelle fort utilement, sur ses terres saintes, que Brian de Palma n'a pas fait que des pieces of shit (TM).
Let's leave this fuckin' office, read and sing.

I was not myself last night couldn't set things right with apologies or flowersOut of place as a cryin' clown who could only frown and the play went on for hoursAnd as I lived my role I swore I'd sell my soul for one loveWho would stand by me and give me back the gift of laughterOne love who would stand by me and after making love we'd...
Dream a bit of styleWe'd dream a bunch of friendsDream each others smileAnd dream it never ends
I was not myself last night in the morning light I could see the change was showing Like a child who was always poor reaching out for more I could feel the hunger growingAnd as I lost control I swore I'd sell my soul for one loveWho would sing my song and fill this emptiness inside meOne love who would sing my song and lay beside me while we'd...
Dream a bit of styleWe'd dream a bunch of friendsDream each others smileAnd dream it never ends
All my dreams are lost and I can't sleepAnd sleep alone could ease my mindAll my tears have dried and I can't weepOld emotions may they rest in peace and dream, dream a bunch of friendsRest in peace, and dream, dream it never ends

La triste réalité


J'ai pas envie, pas envie, pas envie d'y aller. Alors pour susciter de la compassion des Moissonneurs, quelques images de la ville du néant, des rumeurs, des pralines. Capitale de la lutte contre la calvitie, si ça intéresse quelqu'un.

The harvesters saved my life

J'ai beau chercher, je ne vois pas ce qui pourrait me sauver de l'ennui mortel que dégage cette journée. Je suis paralysée, je ne travaille pas, je regarde les Moissonneuses commenter, je lis des mails, j'imprime des documents sans intérêt pour quelqu'un, dans un bureau au fond d'un couloir qui a oublié, tant mieux, jusqu'à mon existence. Je dois travailler le texte d'un médecin anthropologue psychanalyste sur la ménopause, voyez-vous. La ménopause, eh oui, nous sommes loin d'ici. Je viens de relire une quatrième de couverture, je crois que je n'ai pas laissé passer de co(q)uille. Je lirais volontiers un polar ou autre chose, n'importe quoi mais pas la ménopause et cette quatrième de couverture. Je m'ennuie fortement, aujourd'hui. J'en serais peut-être morte s'il n'y avait pas les Moissonneuses et quelques mails. Moissonneuses, Moissonneurs, je vous aime.

Prendre un café au café

Quand je m'éveille, ma bouche est ouverte. Mes dents sont grasses : les brosser le soir serait mieux, mais je n'en ai jamais le courage. Des larmes ont séché aux coins de mes paupières. Mes épaules ne me font plus mal. Des cheveux raides couvrent mon front. De mes doigts écartés je les rejette en arrière. C'est inutile : comme les pages d'un livre neuf, ils se dressent et retombent sur mes yeux. En baissant la tête, je sens que ma barbe a poussé : elle pique mon cou. La nuque chauffée, je reste sur le dos, les yeux ouverts, les draps jusqu'au menton pour que le lit ne se refroidisse pas. Le plafond est taché d'humidité : il est si près du toit. Par endroits, il y a de l'air sous le papier-tenture. Mes meubles ressemblent à ceux des brocanteurs, sur les trottoirs. Le tuyau de mon petit poêle est bandé avec un chiffon, comme un genou. En haut de la fenêtre, un store qui ne peut plus servir pend de travers. En m'allongeant, je sens contre la plante des pieds - un peu comme un danseur de corde - les barreaux verticaux du lit-cage. Les habits, qui pèsent sur mes mollets sont plats, tièdes d'un côté seulement. Les lacets de mes souliers n'ont plus de ferrets. Dès qu'il pleut, la chambre et froide. On croirait que personne n'y a couché. L'eau, qui glisse sur toute la largeur des carreaux, ronge le mastic et forme une flaque, par terre.Lorsque le soleil, tout seul dans le ciel, flamboie, il projette sa lumière dorée au milieu de la pièce. Alors, les mouches tracent sur le plancher mille lignes droites. Chaque matin, ma voisine chante sans paroles en déplaçant les meubles. Sa voix est amortie par le mur. J'ai l'impression de me trouver derrière un phonographe.Souvent, je la croise dans l'escalier. Elle est crémière. A neuf heures, elle vient faire son ménage. Des gouttes de lait tachent le feutre de ses pantoufles. J'aime les femmes en pantoufles : les jambes n'ont pas l'air défendues.En été, on distingue ses tétons et les épaulettes de sa chemise sous le corsage.Je lui ai dit que je l'aimais. Elle a ri, sans doute parce que j'ai mauvaise mine et que je suis pauvre. Elle préfère les hommes qui portent un uniforme. On l'a vue, la main sous le ceinturon blanc d'un garde républicain.Un vieillard occupe une autre chambre. Il est gravement malade : il tousse. Au bout de sa canne, il y a un morceau de caoutchouc. Ses omoplates font deux bosses dans son dos. Une veine en relief court sur sa tempe, entre la peau et l'os. Son veston ne touche plus les hanches : il ballotte comme si les poches étaient vides. Ce pauvre homme gravit les marches une à une, sans lâcher la rampe. Dès que je l'aperçois, j'aspire le plus d'air possible afin de le dépasser sans reprendre haleine.

Humeur du jour d'une troisième Moissonneuse







Titre. Sous-titre.
Rien à ajouter.
Les mots manquent, parfois.

Humeur du jour




















J'ai peine à croire que ce soit naturel et connu de tous. Je suis parfois si profondément engagé en moi-même en une boule unique et dense que, assis sur une chaise, à pas deux mètres de la lampe posée sur ma table de travail, c'est à grand-peine et après un long temps que, les yeux cependant grands ouverts, j'arrive à lancer jusqu'à elle un regard.
Une émotion étrange me saisit à ce témoignage du cercle qui m'isole.
Il me semble qu'un obus ou la foudre même n'arriverait pas à m'atteindre tant j'ai de matelas de toutes parts appliqués sur moi.
Plus simplement, ce serait bien que la racine de l'angoisse est pour quelque temps enfouie.
J'ai dans ces moments l'immobilité d'un caveau.

Humeur du jour


Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? Ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
- Tes amis ?
- Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est restée jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L'or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh ! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J'aime les nuages. Les nuages qui passent... là-bas...là-bas les merveilleux nuages !

mardi, octobre 03, 2006

Fin de journée


Journée pourrie mais elle se termine ! Hourrah ! Et nous arrivons à un record : 52 commentaires sur un des posts ! Bravo public chéri !

Humeur du jour







Nuit atroce de deux Moissonneuses, qui n'étaient pourtant pas ensemble ! A bas les téléphones, et surtout les sms... L'angoisse paranoïaque est communicative.

lundi, octobre 02, 2006

Fan de base




On ne gâche pas ces photos avec du blabla. On se tait et on regarde (et on commente, quand même)

Pour El Moreno, Alfredo, Jenny



Mais aussi pour toutes les Moissonneuses qui se retrouveront là-bas l'année prochaine. Auteurs, Don Manuel, ginto, vodka limon, polars, bouffe, amitiés et autres miracles. Argh... Je pleure. Le Gijon blues est un syndrome répandu sur ce blog.

HOMMAGE








Images de nos commentateurs. A vous de vous reconnaître.

Nostalgie, blues et vivement juillet prochain



El Moreno vient de m'envoyer cette photo que je m'empresse de publier, avec une autre, qui lui rappellera des souvenirs. Et voilà, Jenny a envie de pleurer.

Le glouton et Dashiell

Aux nombreux admirateurs de la Rubia


La Rubia, tout le monde a pu le constater, a de nombreux admirateurs sur ce blog et ailleurs. Les Moissonneuses, femmes charitables (en plus d'être belles et intelligentes et cultivées et sympathiques et pas hystériques) leur confient le secret pour la séduire, sous la forme d'un panel photographique représentatif de ses idéaux masculins. Vous avez sûrement des atouts : sachez les utiliser...

Pour plaire à deux jeunes et folles Moissonneuses :

Il faut ressembler à ça !






Homme d'un certain âge, au regard libidineux, aux airs lubriques et aux manières de pervers, avec quelques, voire beaucoup, de cicatrices (signes de folies passagères) sur le corps ou le visage, doté aussi d'une coupe défiant toute concurrence, vous pouvez plaire à 2 charmantes, jeunes et belles Moissonneuses. Toutes les 2 folles, pas forcément hystériques d'ailleurs, elles se plieront à vos désirs étranges en bonnes patronnes de lupanars si vous avez un air avec ces drôles de trognes. Avis aux amateurs !
En revanche, si vous considérez comme moi, en voyant ces visages, qu'elles souffrent d'un trouble visuel, vous pouvez m'indiquer, dans vos commentaires, ce qui pourrait les aider.
NB : j'ai déjà pensé aux lunettes, rien n'y fait.

Métier d'avenir












Les Moissonneuses avaient prévenu. L'édition nuisant gravement à leur santé mentale, elles envisagent de se reconvertir dans un métier plus lucratif : patronnes de claque. Madame Jenny, Madame Rubia, Madame Kelp ont le plaisir de vous convier au vernissage de leur bordel.

Humeur du jour


Redrum : telle est l'humeur de Jenny Ames, 31 ans et des poussières, coincée depuis des heures derrière un bureau, face à un écran dont elle apprécierait qu'il lui fasse la conversation. Jenny s'emmerde terriblement, depuis qu'elle a repris une activité professionnelle. Pour Jenny, le temps a cessé de passer. En même temps elle est morte depuis huit ans.

Suicidal tendancies (tu t'rappelles, El Moreno ?)


Ici Jenny Ames, en direct du bureau, 6ème arrondissement de Paris, rue de F. Je n'ai pas dormi cette nuit, par nécessité de gagner du temps sur le jour, qui s'annonce comme une longue crise d'angoisse. Il est plus facile de l'affronter épuisée, zombie, ne rien y comprendre. Je n'y comprends rien.
Rubia, Moreno, Kelp, Alfredo, je vous aime.

Message d'El Moreno

Juillet 2006 : un moissonneur qui ne le sait pas propose à une moissonneuse qui ne le sait pas non plus d'aller faire un tour à la SN car "tu verras c'est super mortel, des auteurs de polars partout, on boit des coups etc". "D'ac je viens. Faut prendre des RDV à l'avance, comme Francfort ? "Heu, non pas vraiment, tu verras..." Là, rencontre avec des extraterrestres qui parlent espagnol et français. Ginto, vodka limon, livres et comme dirait notre ami Ardisson, lunettes noires pour nuits blanches.
Aout 2006 : un moissonneur qui ne le sait pas suit les pérégrinations de deux moissonneuses qui ne le savent pas à Madrid en ligne. Un RDV quotidien. Rires, joie, bonne humeur, tapas, vino, paella y Western Union.
Septembre 2006 : moissonneuses et moissonneurs qui commencent à le savoir se retrouvent enfin au fond d'une impasse. Cris de joie, de bonheur, vino blanco y tinto, C. Jérôme (mais pourquoi ?), tarama, Rubia, Morena, Kelp, Alfredo. Je vous aime.
Octobre 2006 : naissance officielle de la maison de la Moisson (choisis ta couleur).
Mars 2007 : premières ventes. Un succès. Mais qui sont ces gens qui ont eu cette idée géniale ? Ben c'est nous, les moissonneuses !!!

Des Moissonneuses, encore







Quand vous vous lasserez, prévenez-nous.

Les réceptions de l'ambassadeur




Les Moissonneuses, femmes du monde, se prêtent de bonne grâce à la rituelle séance de photographie à la soirée de l'ambassadeur. En exclu, bientôt en dernière page de Vogue.

Un petit peu peur




6h41, pas dormi. Chose promise, chose due, les Moissonneuses reviennent. Jenny, infirmière bogne et insomniaque, vous adresse ses plus sincères salutations.

dimanche, octobre 01, 2006

Bilan, par trois Moissonneuses

Juillet 2006, une Moissonneuse qui s'ignorait allait à la SN, organisée par un célèbre moustachu né dans les Asturies, entraînée là-bas par une autre Moissonneuse, mâle et journaliste. Les deux Moissonneuses (qui s'ignoraient, donc) ont rencontré là-bas d'autres Moissonneuses, mâles et femelles, qui s'ignoraient tout autant.
Août 2006, deux Moissonneuses en goguette à Madrid croisent en vitrine d'une librairie proche de leur hostal un livre d'une Moissonneuse (qui s'ignore, c'est le principe). Elles prennent une photo, tentent, sans succès, de l'adresser par mail à d'autres Moissonneuses. Sans succès ? Une Moissonneuse ne se laisse pas arrêter par une technologie défaillante. Nos deux Moissonneuses, équipées d'un appareil photo numérique et d'un ibook (TM) prennent alors conscience de leur vraie nature et donnent naissance au blog des "Moissonneuses", carnet de voyage à l'intention de leurs congénères. Goya, Picasso, sangria, gazpacho, abanico, marmol et corridas.
Retour anticipé (forcément) à Paris. Les Moissonneuses poursuivent l'aventure, comme on dit dans la StarAc'. Le ballon leur colle aux pieds, le blog vire polar. Une troisième Moissonneuse s'agrège et là, c'est le drame. Une horde de Moissonneuses réalisent qu'elles en sont. De 3 commentaires on passe à 21 puis 44.
Septembre 2006, les Moissonneuses, toutes, se retrouvent en vrai au QG. Pas de mauvaise surprise : les Moissonneuses se reniflent et se reconnaissent.
Septembre 2006, toujours, révolution. Toujours du noir mais il fallait bien que ça arrive : le blog a viré cul, dan tont ku, en fait.

Humeur du jour n°1

Profitez des photos à venir de l'appartement où se réfugient ce dimanche les Moissonneuses, le tremblement de terre de Jenny risque d'affecter leur repaire. Heureusement que l'échelle de Richter est ouverte.

PS : dans quelques minutes, des images des Moissonneuses.

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