Cette vanité* restitue une partie des billets ayant été publiés sur le site Les Moissonneuses, créé le 1er août 2006 par Jenny Suarez-Ames et deux copines (Kelp et La Rubia, semblerait-il), puis co-administré — si j'ai bien compris — à partir d'août 2007 par le colonel Alfredo Smith-Garcia, qui vaporisa l'ensemble le 23 janvier 2009.
Certains billets sont bien complets de leurs commentaires, mais la plupart, non : on a fait avec ce qu'on avait.
Comme je suis une truffe en informatique, la mise en page est parfois bousculée, différente de celle d'origine. Si certaines images manquent, c'est qu'elles ont disparu des serveurs qui les hébergeaient. Quant aux liens internes des messages, la plupart ne fonctionnent évidemment plus.
Mr Paic-Machine nous signale aimablement que l'on trouve d'autres archives des Moiss' .

* Les mots en italiques sont dus à l'intelligence de l'Anonyme historique d'autres blogues, fruits plus ou moins ancillaires des Moissonneuses.

lundi 8 février 2010

19 novembre 2006

dimanche, novembre 19, 2006

Samedi shopping

Donc je suis une fille et hier après-midi j'avais envie d'acheter des fringues. Donc je me suis dit que le Marais c'était trop cher et que j'allais regarder du côté de la Roquette. Donc je descends la Roquette et tombe sur Livres neufs à prix réduits, une librairie qui ne fait que de l'occasion. Il y a des polars (un Matheson, un Chandler, un Bloch) sur la table, dehors. J'en avais déjà empilé trois ou quatre, le libraire sort et me dit qu'il y a d'autre noirs à l'intérieur ; je le suis. Il est un peu paumé dans la boutique qu'il vient juste de réintégrer après un long arrêt maladie, tellement long que ses clients croyaient qu'il était mort. La boutique au nom menteur est un bordel pire que mon appartement, ma zone de guerre. Il me donne un tabouret, me demande s'il n'y a pas trop de merde en Série noire, maugrée contre son nul de remplaçant, je lui dis non alors que je ne connais pas le dixième des auteurs. Il me propose des Simenon, je dis pourquoi pas, il dit que c'était un sale type qui avait trois femmes en même temps, qu'il est bien placé pour le savoir vu qu'il a été son secrétaire pendant des années. Je lui dis ok, je vous laisse choisir pour moi. Il me dit qu'il n'a rien de la période américaine mais qu'il va peut-être revendre sa collection particulière, il a tout, mais ça lui a pris des années alors il hésite, il verra. Pendant ce temps je prends des bouquins à moitié au pif, au titre, au traducteur (de Chergé... la Fille de nulle part, donc je prends), à la collection. J'empile compulsivement. La boutique, vide jusque-là, se remplit. J'ai tellement de bouquin que les autres clients passent avant moi. Le libraire fait le compte sur sa calculette : 49,50 euros. Je fais le compte de mes trouvailles : 19 bouquins.
Pause dans un café.
Je continue la descente de la Roquette et tombe sur la librairie La Manoeuvre. Quand est-ce que je vais acheter ces foutues fringues ? J'entre et achète éclectique : Cook, Bounan, Bruen, Toulet, Palahniuk.
Je descends la Roquette, ouf, une boutique de fringues d'occasion, je repars avec des bottes bleu gris à talons trop hauts et des escarpins marron.
Vingt-quatre bouquins, un café, deux paires de chaussures.

Y a-t-il un docteur dans la salle ?

3 approbations inconditionnelles:

Kelp a dit…

POurquoi, c'est grave de prendre un café?

jenny suarez-ames a dit…

Après 14h45, oui.

jenny suarez-ames a dit…

Et un Lysanxia, un.

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